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La Première Nation d’Attawapiskat veut une nouvelle usine de traitement de l’eau

Une jeune fille se balance dans une réserve autochtone à Attawapiskat, en Ontario.

Une équipe technique de Services aux Autochtones Canada évalue si la communauté aura besoin d’une nouvelle usine de traitement de l’eau.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Des membres de la Première Nation d’Attawapiskat demeurent insatisfaits des mesures que le fédéral s'est engagé à prendre pour assurer la qualité de l’eau potable de la communauté. Ils réclament une nouvelle usine de traitement de l’eau.

La Première Nation d’Attawapiskat avait déclaré l’état d’urgence plus tôt en juillet, en raison d’un taux trop élevé de substances chimiques dans l'eau du robinet.

Une équipe technique de Services aux Autochtones Canada s’est rendue à Attawapiskat lundi soir, pour évaluer la situation.

Un homme avec un masque.

Le résident Adrian Sutherland s’est photographié avec un masque sur son compte Twitter. Il veut ainsi démontrer à quel point l’eau d’Attawapiskat constitue un risque pour la santé.

Photo : Adrian Sutherland/Twitter

Selon les représentants du ministère, l’eau du robinet – qui provient de l’usine de traitement de l’eau – est sécuritaire pour prendre une douche, se brosser les dents ou laver ses aliments.

Toutefois, les résidents doivent se procurer de l’eau pour boire à l’un des deux systèmes de purification publics.

Les deux systèmes publics à osmose inverse d’Attawapiskat produisent une eau de bonne qualité qui respecte les recommandations fédérales, explique le directeur général des infrastructures communautaires de Services autochtones Canada, Chad Westmacott.

Services autochtones Canada s’engage à remplacer les deux systèmes à osmose inverse, et à fournir de la formation aux employés de l’usine de traitement de l’eau.

L’équipe technique examinera aussi la possibilité de trouver une nouvelle source d’eau potable et de bâtir une nouvelle usine.

Attawapiskat veut un engagement écrit

Cet engagement ne satisfait pas Danny Metatawabin, un membre de la communauté qui veut que l’usine de traitement soit remplacée.

L’usine d’eau actuelle est vieille, désuète et épuisée, affirme-t-il.

Sa conjointe, Sylvia Koostachin-Metatawabin et l'ex-chef Theresa Spence, poursuivent leur grève de la faim en attendant un engagement écrit de la part du fédéral.

Bien que nous ayons reçu la lettre du ministère hier, elle était vague dans son engagement envers les gens d’Attawapiskat, affirme-t-il.

Pourquoi devons-nous continuer à nous battre? Qu’avons-nous à lutter, juste pour répondre aux besoins de notre communauté?

Danny Metatawabin, résident d'Attawapiskat

L’enjeu n’est pas seulement l’accès à l’eau potable, dit-il, mais le sous-financement perpétuel des communautés autochtones.

Il ne s’agit pas seulement d’une crise de l’eau, mais aussi d’une situation grave que nous vivons ici. Le financement fédéral répond à peine aux besoins des communautés des Premières Nations.

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