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L'offre d'Air Canada offrait plus de stabilité, répond Transat A.T. à Groupe Mach

Une photo en contre-plongée montre le siège social de Transat A.T.

La transaction entre Air Canada et Transat A.T. devrait se conclure au début de 2020.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Critiquée par Groupe Mach pour avoir choisi l'offre d'achat d'Air Canada, Transat A.T. estime que la proposition du plus grand transporteur aérien offrait davantage de stabilité, contrairement à celle du promoteur immobilier.

Dans la circulaire envoyée à ses actionnaires en vue de l'assemblée extraordinaire prévue le 23 août, le voyagiste québécois dévoile les raisons qui l'ont incité à opter pour l'offre de 13 $ d'Air Canada, alors que Mach proposait 1 $ de plus.

Selon le document déposé mardi auprès des autorités réglementaires, Mach n'a, en aucun temps, fourni de preuve d'un niveau de liquidités adéquat, une encaisse suffisante ou un engagement financier ferme.

Transat A.T. ajoute que le groupe immobilier québécois n'avait pas non plus fait quelque démonstration que ce soit quant à son plan d'affaires et sa capacité à réaliser « avec succès » la poursuite des activités de l'entreprise.

Le comité spécial formé par la société mère d'Air Transat estime que c'est Air Canada qui offre la meilleure possibilité de maintenir les emplois à long terme, plus particulièrement pour [...] les pilotes, les mécaniciens et les agents de bord.

Transat A.T. compte quelque 5000 employés.

L'approche initiale d'Air Canada est survenue le 5 octobre, par l'entremise de son président et chef de la direction Calin Rovinescu. Selon la circulaire, c'est le 21 janvier que Mach a signalé son intérêt « pour la première fois ».

Par ailleurs, si Transat A.T. a dévoilé la tenue de discussions avec des acquéreurs potentiels le 30 avril, avant son assemblée annuelle, c'est parce qu'elle avait été informée que Mach avait remis directement sa proposition à « plusieurs actionnaires ». Craignant des fuites d'information, la société a ainsi décidé de confirmer publiquement la tenue de pourparlers.

Même si le voyagiste a accepté la proposition d'Air Canada, la transaction, dont la clôture est prévue au début de 2020 et qui devra être approuvée par au moins les deux tiers des actionnaires de la société, pourrait se heurter à de nombreux obstacles, dont un examen minutieux des autorités réglementaires, l'opposition d'importants actionnaires ainsi que la possibilité que d'autres offres soient déposées.

35 millions pour la haute direction

Si elle va de l'avant, l'offre d'Air Canada afin d'acheter Transat A.T. permettra à 23 hauts dirigeants, administrateurs ainsi qu'à d'autres cadres du voyagiste québécois de se partager une somme d'au moins 35 millions de dollars.

Il s'agit de la contrepartie qui leur sera versée en échange des actions de la société mère d'Air Transat ainsi que des autres instruments financiers, comme des options et autres unités sur des titres, qu'ils détiennent.

Cette information figure dans la circulaire de sollicitation envoyée aux actionnaires de Transat A.T., et déposée mardi auprès des autorités réglementaires.

De plus, le montant de 35,1 millions ne tient pas compte des indemnités de départ totalisant près de 9,76 millions qui pourraient être octroyées aux cinq principaux dirigeants de Transat A.T. si on leur montre la porte une fois la transaction conclue.

Les indemnités sont payées si la personne est licenciée et cela n'est pas automatique avec la transaction.

Christophe Hennebelle, porte-parole du voyagiste québécois

Par exemple, le président et chef de la direction de Transat A.T., Jean-Marc Eustache, est admissible à recevoir près de 11,7 millions, soit 5,55 millions pour ses actions détenues et 6,1 millions en échange d'options et d'autres primes. Il aurait également droit à une prime de 5,5 millions s'il quitte l'entreprise.

À cela s'ajouterait un traitement de 15,6 millions pour la retraite du dirigeant de 71 ans figurant parmi les fondateurs de l'entreprise créée en 1987.

Industrie aéronautique

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