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Examen des infirmières : les francophones toujours loin derrière

Des infirmières

Les infirmières francophones ont mieux réussi l'examen d'entrée dans leur profession en 2018 qu'en 2017, mais ont encore loin derrière l'ensemble du pays.

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que 61,4 % des infirmières francophones canadiennes ont obtenu la note de passage à l’examen d’entrée dans leur profession en 2018, le taux de réussite pour l’ensemble du pays est de 82,9 %.

En 2017, seulement 29,7 % des infirmières francophones au Canada avaient réussi du premier coup l’examen d’entrée dans leur profession. Avec un taux de réussite de 61,4 %, elles semblent faire beaucoup mieux en 2018.

Pourtant, lorsqu’on compare ce résultat à celui de toutes les infirmières canadiennes, les chiffres révèlent que les infirmières francophones traînent encore de la patte. En effet, le taux de réussite pour l’ensemble du pays est de 82,9 %, soit près de 20 points de pourcentage de plus que pour les francophones.

Un examen difficile discriminatoire pour les francophones

Depuis 2015, l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) impose un test préparé aux États-Unis à l’ensemble des finissants en sciences infirmières, qu’ils soient anglophones ou francophones. Il s’agit de l’examen d’accréditation NCLEX-RN. 

Les francophones seraient toutefois désavantagés par cet examen. Il serait mal traduit de l’anglais et presque tous les documents de préparation à l’examen ne sont disponibles qu’en anglais.

Les chiffres semblent donner raison aux détracteurs de l’examen : en 2014, la dernière année avant l’adoption du test NCLEX-RN, 91 % des infirmières francophones réussissaient leur examen d’entrée dans la profession, contre 32 % en 2015.

Le Conseil canadien des organismes de réglementation de la profession infirmière se porte malgré tout à la défense de la traduction de l'examen NCLEX-RN.

Un jury de traduction, composé de trois à six infirmières autorisées canadiennes bilingues, a passé en revue les questions traduites, peut-on lire dans un rapport.

Mais selon la présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton, Pascale Rioux, la hausse des infirmières francophones qui réussissent l'examen est plutôt attribuable au fait que de moins en moins d'étudiants choisissent de le faire en français.

Pascale Rioux en entrevue dans un studio de Radio-Canada.

Pascale Rioux, présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton.

Photo : Radio-Canada

À l'échelle du pays, à peine 57 étudiants en sciences infirmières ont opté pour la version française l'année dernière. C'est une baisse de 60 % en trois ans.

Ce choix serait dû au manque de documentation de préparation en français, pense Pascale Rioux.

L'AIINB a quant à elle répondu n'avoir personne de disponible pour une entrevue mardi.

Le Nouveau-Brunswick traîne de la patte

Au Nouveau-Brunswick, les diplômées tant anglophones que francophones traînent encore de la patte par rapport à leurs collègues d'ailleurs au pays.

Le taux de réussite des infirmières de la province est de 74,7 %, soit huit points de pourcentage de moins que la moyenne canadienne.

Seules les infirmières des Territoires du Nord-Ouest réussissent moins bien que celles du Nouveau-Brunswick à l'examen NCLEX-RN.

Le Québec a quant à lui son propre examen pour les futures infirmières.

Avec les informations de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Francophonie