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Réunis en assemblée annuelle, les Autochtones se préparent pour le scrutin fédéral

Des personnes assistent à une rencontre dans une grande salle de conférence.

Plus de 2000 délégués issus de 630 communautés autochtones sont à Fredericton pour l'assemblée annuelle.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Radio-Canada

À quelques semaines des élections fédérales, les sujets de discussion sont nombreux pour les 630 communautés autochtones réunies dans le cadre de la rencontre annuelle de l'Assemblée des Premières Nations du Canada, qui se tient jusqu'à jeudi, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Lors du coup d'envoi de cette 40e assemblée annuelle, les représentants des communautés autochtones ont clairement établi leurs priorités : les changements climatiques, l'accès au logement et la restitution des terres ancestrales.

Notre priorité numéro un, c'est celle des changements climatiques. Je l’appelle la destruction climatique.

Perry Bellegarde, chef national de l'Assemblée des Premières Nations

Au cours de la semaine, les 2000 délégués présents prévoient donc de se pencher sur la stratégie à adopter pour s'assurer de se faire entendre sur les enjeux qui les préoccupent lors des élections fédérales, prévues cet automne.

Des représentants de tous les grands partis politiques iront d'ailleurs s'adresser aux chefs.

Un chef de bande autochtone prononce un discours.

L'Assemblée générale annuelle des Premières Nations commençait officiellement mardi matin.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Les enfants à l'honneur

C'est toutefois la protection de l’enfance qui a occupé une place prépondérante mardi. Le projet de loi C-92, qui affirme la compétence des peuples autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille, a été récemment adopté à la Chambre des communes.

Le grand chef Bellegarde a souligné l’urgence d’agir. « Ce sont 40 000 enfants qui se trouvent en famille d’accueil au Canada, une honte pour les droits de la personne », a-t-il déploré.

Ce poignant témoignage a interpellé la ministre des Relations Couronne-Autochtones Carolyn Bennett qui n’a pas caché son soulagement de voir un tel projet de loi être adopté : Finalement, les enfants pourront grandir au sein de leurs propres communautés.

La ministre y voit un levier pour l'autodétermination des peuples autochtones et espère que l'adoption d'un tel projet de loi contribuera à la réconciliation avec les peuples autochtones.

Même si la refonte du système de protection n'avait pas fait l'unanimité au sein des nations autochtones, la chef de la Première Nation de Serpent River, Elaine Johnston, avoue avoir hâte de parler, au courant des prochains jours, de cette nouvelle loi et des changements qu'elle apportera dans sa communauté.

Une assemblée nécessaire au progrès

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, estime que les échanges avec des représentants politiques, lors de cette assemblée, sont essentiels pour faire progresser les dossiers autochtones.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador sourit à la caméra.

Ghislain Picard

Photo : Radio-Canada / Anouk Lebel

Il y a eu des progrès, c'est vrai, mais il en faut plus.

Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Il croit que le projet de loi du député néo-démocrate Roméo Saganash visant à rendre les lois canadiennes conformes à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones fera l'objet de chaudes discussions. Ce projet de loi a été ralenti au Sénat et est mort au feuilleton le mois dernier.

« On parle de l'universalité des droits autochtones [...] C'est un échec de ne pas avoir vu le changement de loi se produire. C'est un morceau qu'on ne lâchera pas », indique M. Picard.

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