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Des logements loués pour « faire la fête », un cauchemar pour les voisins

Même après un an de démarches, David Blum doit encore subir les fêtes organisées par des gens de passage dans le logement voisin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Malgré le resserrement des règles pour encadrer des plateformes de location comme Airbnb, de nombreux Québécois se plaignent du phénomène de « partys à répétition » avec des voisins bruyants qu'on ne peut pas déloger. Il s’agit de voisins temporaires, qui louent des appartements spécialement pour faire la fête sans tenir compte du voisinage.

David Blum, qui vit au Vieux-Port à Montréal, dit subir comme d’autres voisins ces fêtes à répétition presque chaque semaine depuis plus d’un an. Il affirme que le locataire de l’appartement voisin sous-loue le logement avec Airbnb pour 1000 $ la soirée.

Une vingtaine de personnes venues de New York ou de Boston s’y retrouvent pour faire la fête et consommer de l’alcool. La situation se répète deux fois par semaine. M. Blum ne peut plus dormir.

C’est vraiment invivable.

David Blum, résident du Vieux-Port
David Blum, résident de Montréal.

Dérangé par les multiples fêtes bruyantes dans le logement voisin, David Blum souligne qu'il n'a pas de problème avec le bruit et la musique du quartier : « On habite au Vieux-Port, c'est normal ».

Photo : Radio-Canada

Il dit avoir essayé de négocier avec le locataire, qui sous-loue sur différentes plateformes. Il a demandé en vain l’intervention de la Ville, de Revenu Québec et de la Corporation de l’industrie touristique.

Chaque service le renvoie à un autre; M. Blum se dit impuissant après une année de démarches.

La première chose à faire pour régler le problème, selon Guillaume Lavoie, de l'École nationale d'administration publique, c'est de se débarrasser des réglementations qu’on avait avant pour écrire des réglementations qui vont fonctionner.

Si ce n'est pas là où vous habitez, c'est du commerce. Là, il y aura des permis, mais ça va prendre la permission de la Ville [...] Ça va réduire le volume et, habituellement, on ne veut pas que nos voisins soient découragés de ce qu'on a fait quand on était en vacances.

Guillaume Lavoie, chargé de cours à l'École nationale d'administration publique

Québec veut justement resserrer les règles cet automne. Une fois les modifications adoptées, les propriétaires qui veulent louer occasionnellement leur résidence devront obtenir un numéro d’enregistrement.

Louer une résidence secondaire deviendra du commerce nécessitant un permis.

En obtenant un permis, ces fêtes à répétition seront légales.

D'après le reportage de Julie Marceau

Économie sociale et de partage

Société