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La réorganisation des services de la Banque Laurentienne touche aussi l’Est-du-Québec

Une affiche dans l'une des vitres indique qu'il est possible d'effectuer un virement en un instant par voie électronique.

La succursale de Sept-Îles de la Banque Laurentienne est située à l'intérieur du centre commercial Place de ville à Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / François Robert

Radio-Canada

Trois des six succursales de la Banque Laurentienne où le service à la caisse continue d’être offert jusqu’à la fin septembre sont situées dans l’Est-du-Québec.

Il s’agit des succursales de New Richmond, Paspébiac, et Baie-Comeau.

Par contre, pour les succursales de Sept-Îles et Rimouski, le service à la caisse a pris fin vendredi dernier.

La vice-présidente adjointe aux communications de la Banque Laurentienne, Hélène Soulard, insiste pour dire qu’il s’agit du service à la caisse et non au comptoir.

Ce n’est pas le service au comptoir, c’est le service aux caisses et qu’est-ce qui est fait aux caisses c’est les quatre transactions de base donc on parle d’un retrait, d’un dépôt, d’un virement et d’un paiement de facture parce qu’il y a une différence entre le service aux caisses et le service au comptoir, nuance Hélène Soulard.

Il n’y a aucun service qui est retiré, tous les services vont continuer et demeurent, c’est la façon dont ils sont donnés [qui change].

Hélène Soulard, vice-présidente adjointe aux communications de la Banque Laurentienne

Les clients pourront utiliser les guichets, le service téléphonique et le site Internet de la banque pour les transactions de base.

Le guichet est situé dans l'une des entrées du centre d'achat.

Le guichet de la Banque Laurentienne situé à proximité de la succursale à l'intérieur du centre d'achat Place de ville à Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / François Robert

Les autres services comme l’ouverture de compte, la préparation de traites bancaires et l’obtention de devises étrangères, par exemple, continueront d’être offerts au comptoir dans toutes les succursales.

La banque justifie cette réorganisation des services par le fait que la vaste majorité de ses clients utilisent désormais le guichet et Internet pour leurs transactions de base.

C’est une annonce que l’on avait faite en 2017, rappelle Hélène Soulard. Depuis 2017, on a mis en place des moyens d’accompagnement personnalisés pour tous nos clients, donc on s’est assurés que ce virage-là s’effectuait de façon très fluide avec nos clients pour qu’ils trouvent la meilleure solution pour effectuer leurs transactions courantes.

Elle porte un veston noir

La vice-présidente adjointe aux communications de la Banque Laurentienne, Hélène Soulard

Photo : Gracieuseté de la banque Laurentienne

L’institution bancaire ne veut pas préciser le nombre de ses clients dans l’Est-du-Québec ni combien seront touchés par cette réorganisation des services.

Le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB), qui représente les employés syndiqués de la Banque Laurentienne, déplore que plusieurs clients soient laissés de côté par ce changement.

Pour ceux qui veulent faire du transactionnel, ce n’est plus possible de le faire à l’intérieur des succursales, souligne le directeur exécutif du syndicat, Pierrick Choinière-Lapointe. Le site Internet, à notre avis, il n’est pas prêt, notamment on ne peut pas prendre de photo des chèques. On compare sa fonctionnalité à un site des années 90 quand on regarde le domaine financier.

Du côté des clients rencontrés à Sept-Îles, ce changement ne semble pas très bien accueilli.

Moi je fais toujours affaire au guichet pareil, admet d’emblée Gino Richard. Ils devraient rester comme c’était avant parce qu’il y a beaucoup de monde, surtout parmi les personnes âgées, qui ont beaucoup de misère avec les guichets et eux autres vont directement à l’intérieur et ils vont avoir un peu de misère avec ça d’après moi.

Elle rappelle que quatre moyens existent pour payer ses factures sans se rendre au comptoir de la banque.

Une affiche au-dessus du guichet automatique invite directement les clients à adopter les services électroniques.

Photo : Radio-Canada / François Robert

La banque, ils essaient de tout robotiser et de réduire leur personnel, un moment donné, on n’aura plus de services, éventuellement je vais déménager vers une autre banque c’est sûr, estime pour sa part Jean-Yves Saint-Laurent.

Vagues de rationalisation du personnel

Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune perte d’emploi liée à ce dernier changement dans l'Est-du-Québec, indique Hélène Soulard.

Au niveau de l’ensemble de l’institution financière, on compte environ 90 employés dont l’emploi a récemment pris fin.

Une affiche de la Banque Laurentienne.

La Banque Laurentienne est la septième banque en importance au pays.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le syndicat rappelle pour sa part que cette dernière vague de rationalisation s’inscrit dans une série de compressions de personnel.

En 2015, on représentait plus de 2200 personnes [en incluant les succursales et le siège social] et aujourd’hui on est à un eu plus de 700, précise Pierrick Choinière-Lapointe.

Selon le directeur, trois des huit postes à Baie-Comeau et Sept-Îles auraient été abolis dans la foulée de la fin du transactionnel. Ces employés peuvent être encore à l’emploi de l’organisation, mais dans d’autres tâches.

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