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Le Kazakhstan veut intercepter toutes les connexions HTTPS du pays

Un gros plan sur l'arrière d'un serveur web dans lequel sont branchés des câbles orange.

La nouvelle loi kazakhe oblige les internautes à installer des certificats permettant au gouvernement de surveiller leurs activités en ligne.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement kazakh oblige depuis mercredi dernier les internautes à lui donner accès à leur activité en ligne.

Afin de se conformer à la loi, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) exigent que leur clientèle installe des certificats ouvrant la porte à l’espionnage de ses sessions en ligne.

Ces certificats permettent au gouvernement de contourner le protocole HTTPS, qui sert à chiffrer les connexions entre les internautes et la majorité des sites web. C’est grâce à ce protocole – qui n’est toutefois pas infaillible – que les utilisateurs peuvent se connecter à leurs comptes en ligne, y compris à leurs comptes bancaires, sans avoir à constamment se méfier d’être espionnés par un pirate.

Mozilla, l’organisme derrière le fureteur Firefox, a indiqué à MIT Technology Review qu’il réfléchissait à la façon de répondre à la nouvelle loi kazakhe, mais qu’il n’excluait pas de bloquer le certificat racine du Kazakhstan, ce qui aurait pour effet de rendre caducs tous les certificats de sécurité du web kazakh.

Les internautes se rendant sur un site sans certificat voient généralement apparaître un avertissement leur indiquant qu’ils et elles s’apprêtent à établir une connexion non sécurisée. De nombreux pare-feu bloquent d’ailleurs complètement l’accès aux sites n’ayant pas de certificat de sécurité.

Cette nouvelle loi n’est pas la seule initiative du gouvernement du Kazakhstan visant à surveiller davantage la population. Les autorités kazakhes sont également des clientes de NSO Group, une entreprise israélienne vendant des systèmes de piratage aux gouvernements de plusieurs pays. Dans bien des cas, ces gouvernements se servent de ces systèmes pour étouffer la dissidence, selon ce que rapporte MIT Technology Review.

Avec les informations de MIT Technology Review, et BBC News

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