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Une étude pour mieux lutter contre la violence liée aux armes à feu à Ottawa

Des auto-patrouilles du Service de police d'Ottawa aux abords d'une scène de crime dans le marché By à Ottawa.

Des agressions armées sont survenues dans le marché By à Ottawa.

Photo : S.B.

Radio-Canada

La Commission des services policiers d'Ottawa a commandé lundi une étude pour mieux lutter contre la violence liée aux armes à feu. L'objectif : s'inspirer des meilleures pratiques au Canada et à l'international pour trouver des solutions à ce problème.

Pas moins de 41 fusillades ont eu lieu depuis le début de 2019, selon le Service de police d'Ottawa (SPO). Il y en avait eu 78 au total en 2018.

J'aimerais qu'on examine le contrôle des armes à feu. On sait qu'il y aurait moins de violence s'il y avait moins de fusils et plus d'investissements communautaires, affirme le conseiller du quartier Rideau-Rockcliffe, Rawlson King.

Le rapport, qui doit être réalisé par le SPO et Prévention du crime Ottawa, est attendu en 2020.

L'Écosse comme modèle

La Ville d'Ottawa pourrait s'inspirer de ce qui se fait en Écosse, selon le professeur en criminologie, Irvin Waller. À Glasgow, un nouveau modèle de lutte contre le crime, basé sur de la prévention mieux ciblée, a été mis en place.

Par exemple, un membre de gang de rue d'Ottawa victime d'une fusillade pourrait recevoir la visite d'un travailleur social lors de son séjour à l'hôpital.

Selon Irvin Waller, c'est lors de ces moments critiques, quand un membre de gang doit choisir entre se venger et changer de vie, qu'il y a le plus de possibilités de l'influencer.

Le professeur recommande aussi d'organiser des rencontres communautaires entre des membres de gangs, des policiers, des travailleurs sociaux et même les mères des membres de gangs.

Ils vont dire : il y a des travailleurs de rue qui sont là pour vous aider à sortir [des gangs], et vos mères sont avec nous aujourd'hui, parce que les mères ne veulent pas que leurs hommes soient tués ou sortent de l'hôpital en chaise roulante, justifie M. Waller.

Le professeur en criminologie lance un appel aux politiciens municipaux. Il tient à leur rappeler que le financement pour lutter contre la violence armée doit se faire à long terme pour éviter que ces problèmes ne reviennent.

Avec les informations de Guillaume Dumont

Ottawa-Gatineau

Politique municipale