•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Huawei sous les projecteurs alors qu'elle déploiera le 4G dans le Grand Nord

Alykhan Velshi, vice-président aux affaires corporatives de Huawei Canada, lors d'un point de presse.

Alykhan Velshi, vice-président aux affaires corporatives de Huawei Canada, assure que l'entreprise n'a pas à respecter des instructions liées aux lois chinoises.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

L'entreprise de télécommunications chinoise Huawei est de nouveau sous le feu des projecteurs, après l'annonce du déploiement de son réseau 4G dans plusieurs communautés du Grand Nord, y compris au Québec.

L'entreprise a indiqué lundi avoir obtenu le feu vert du gouvernement fédéral pour créer un partenariat avec deux autres compagnies, Ice Wireless et Iristel, afin de relier 70 communautés nordiques au réseau haute vitesse sans fil, et ce, d'ici 2025.

Cette annonce survient tandis que les tensions persistent entre Pékin et Ottawa après l'arrestation, à Vancouver en décembre 2018, de la chef des finances de Huawei, Meng Wanzhou, et de l'emprisonnement, dans la foulée, de plusieurs ressortissants canadiens en Chine.

Mme Meng avait été arrêtée en vertu d'un mandat d'extradition des États-Unis, où elle fait face à des accusations de fraude.

Alykhan Velshi, vice-président des affaires commerciales de la division canadienne du géant chinois des télécommunications, a déclaré que le nouveau projet avait été approuvé dans le cadre du Programme fédéral d'examen de la sécurité, conçu pour protéger les infrastructures critiques.

Le programme est géré par le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique, Affaires mondiales Canada et d'autres ministères fédéraux.

Impossible, cependant, d'échapper aux questions des journalistes sur les enjeux en matière de sécurité. Déclarée persona non grata aux États-Unis en raison des liens entre son fondateur, l'armée chinoise et le gouvernement de Pékin, Huawei est soupçonnée d'installer des « portes dérobées » dans ses équipements de télécommunication 5G, portes par lesquelles pourraient se faufiler les espions chinois.

Huawei martèle depuis longtemps qu'elle n'est pas une entreprise sous contrôle de l'État et nie travailler pour Pékin. Cependant, la loi chinoise exige que les entreprises coopèrent et collaborent avec les services de renseignement nationaux et qu'elles les soutiennent.

Chaque employé canadien de Huawei [...] doit respecter les lois canadiennes. Je ne connais pas les lois chinoises, parce qu'elles ne s'appliquent pas à moi, puisque je vis ici, au Canada.

Alykhan Velshi, vice-président des affaires commerciales, Huawei Canada

L'avenir de Huawei en jeu au Canada

L'entreprise joue gros dans le dossier du 5G, la prochaine génération de la connectivité sans fil.

Ottawa, qui procède actuellement à l'examen des enjeux en matière de sécurité liés à cette nouvelle norme, n'a toujours pas indiqué si Huawei pourra, ou non, offrir ses services et équipements aux entreprises canadiennes. Ledit examen sera effectué « en temps et lieu », a fait savoir Scott Bardsley, porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la sécurité des réseaux de télécommunications. Dans le contexte des réseaux 3G/4G/LTE, un Programme d'examen de la sécurité nationale est en place pour réduire les risques en matière de cybersécurité, a ajouté M. Bardsley.

Avec les informations de CBC News, et La Presse canadienne

Télécommunications

Techno