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Le marché public, une épicerie estivale locale

Une femme derrière son comptoir sourit à la caméra en tenant un panier de fraises.

Suzanne Racine vend des produits locaux au Marché du Fermier de Rouyn-Noranda depuis 1999.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Alexia Martel-Desjardins

La saison estivale est bien entamée, tout comme la saison des marchés publics. Nombreux dans la région, ces points de vente offrent plusieurs produits locaux, qui ne sont pas tous vendus dans les épiceries et les grandes surfaces.

Suzanne Racine est propriétaire du Marché du Fermier, un kiosque de fruits et légumes à Rouyn-Noranda. Elle note que l'intérêt pour les produits locaux s'est grandement développé au fil des dernières décennies.

En 1999, elle a décidé d'introduire des produits locaux dans son kiosque, mais a essuyé une défaite. «Ça n'a pas fait fureur, raconte-t-elle. J'ai perdu 15 000 $ dans mon premier été et dans ce temps-là, j'avais un enfant en bas âge. Il fallait qu'on travaille fort pour se reprendre.»

Cependant, l'année suivante, elle a ciblé moins de produits à vendre et a constaté que la demande de la clientèle changeait, elle aussi. «Quand je suis revenue l'année d'après, je ne tenais pas toutes sortes de produits, je tenais deux, trois, quatre produits, des bons vendeurs, note-t-elle. Je voyais aussi que j'ai été chanceuse parce que la mentalité, elle a changé.»

Maintenant, le Marché du Fermier offre une trentaine de produits et fait affaire avec environ 15 producteurs lors de la haute saison.

Tout comme l'intérêt pour l'achat de produits locaux, la production de produits biologiques a bondi dans les dernières années. Selon une étude de l'Association pour le commerce biologique du Canada (Nouvelle fenêtre), la part de marché des produits biologiques a connu un taux de croissance annuel de 8,7 % entre 2012 et 2017.

Local, biologique et personnalisé

Les potagers du Pouce Vert, une entreprise agricole de Macamic, vendent des fruits et légumes biologiques non seulement pour répondre à la demande, mais pour offrir des produits de qualité.

«Il y a une très grande différence de goût», affirme Chrisitne Dakuyo, propriétaire des Potagers du Pouce Vert. Ses clients abondent dans le même sens, selon elle. «Ils me le disent souvent, la plupart, qu'ils vont venir acheter une tomate et qu'ils vont la sentir d'abord parce qu'elle sent la tomate», indique-t-elle en exemple.

Christine Dakuyo participe aux marchés publics de Palmarolle, de Val-d'Or, d'Amos, et parfois à celui de Rouyn-Noranda. «Au départ, la production n'était pas bien connue, raconte-t-elle. Il fallait trouver des points de distribution et c'était la meilleure place pour liquider nos produits.»

Les marchés publics offrent non seulement aux citoyens une occasion de découvrir et d'encourager les entreprises agricoles locales; ils donnent aussi aux producteurs l'opportunité d'entrer en contact directement avec les clients et de tester leurs nouveaux produits avant de les lancer dans d'autres points de vente à plus large échelle.

Les framboises de La Fraisonnée, à Clerval, en Abitibi-Ouest

Les framboises de La Fraisonnée, à Clerval, en Abitibi-Ouest

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Par exemple, la Fraisonnée a développé deux nouveaux produits cette année, soit une tartinade de bleuets et sirop d'érable ainsi qu'un beurre de pommes au sirop d'érable.

«Ça permet d'avoir les commentaires sur le goût de nos produits, sur la présentation, sur l'aspect du prix, explique Sacha Boudreault, propriétaire de la Fraisonnée. Le but, c'est vraiment d'avoir le pouls des consommateurs de la région.»

Un sondage effectué dans le cadre d'une étude d'impacts par l'association des marchés publics du Québec (Nouvelle fenêtre) révèle que 60 % des répondants disent avoir fait des achats qu'ils n'auraient pas faits habituellement dans un marché public.

Ces marchés représentent aussi une occasion pour les producteurs d'échanger avec d'autres agriculteurs de la région.

«C'est toujours encourageant de voir d'autres producteurs de la région qui ont à cœur de présenter la création de produits qui se diversifient sur le marché, remarque Sacha Boudreault, propriétaire de la Fraisonnée, une ferme de framboises à Clerval. On se crée toujours beaucoup de liens avec les autres producteurs, on se crée des relations d'affaires et aussi des relations amicales.»

Selon le ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation, le Québec compte plus de 175 marchés publics, répartis dans 16 régions.

Petit guide : les marchés publics de la région

À Rouyn-Noranda :

  • Le Marché du Fermier, tous les jours 169 Gamble Ouest, tous les jours de 11 h à 19 h
  • La légumerie du jeudi, de 16 h à 18 h, boucherie de Praz au 33B rue Gamble
  • Marché public de Rouyn-Noranda, les samedis de 9 h 30 à 13 h 30, du 29 juin au 28 septembre 2019, Place de la Citoyenneté et de la Coopération

À Val-d'Or :

  • Marché public de la Vallée-de-l'Or, les dimanches du 16 juin au 13 octobre, de 9 h 30 à 16 h 30, Place Agnico Eagle (1300 8e Rue)

À Amos :

  • Marché public d'Amos, les jeudis du 27 juin au 26 septembre 2019, de 11 h à 16 h 30, Parc de la Cathédrale d'Amos (11, Boul. Mgr Dudemaine)

En Abitibi-Ouest :

  • Marché public de Palmarolle, les vendredis de 14 h à 18 h, du 28 juin au 13 septembre, 139 Principale, entre l'église et le presbytère

Au Témiscamingue :

  • Marché public Ville-Marie, les jeudis du 27 juin au 26 septembre 2019 de 12 h à 17 h, derrière l'aréna Frère-Arthur-Bergeron

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