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De plus en plus de jeunes femmes en Ontario hospitalisées en lien avec l’alcool

Quatre jeunes adultes soulèvent leur verre pour trinquer.

Les visites à l'urgence causées par une consommation excessive d'alcool ont augmenté de 175 % chez les hommes et les femmes de 25-29 ans (archives).

Photo : iStock / DisobeyArt

Radio-Canada

Un nombre grandissant de jeunes adultes, particulièrement des femmes, sont hospitalisés en Ontario à cause d’une consommation d’alcool excessive. En 13 ans, le nombre de jeunes femmes qui se sont rendues à l’urgence en lien avec l’alcool a plus que triplé.

Ces conclusions proviennent d’une étude publiée lundi dans le Canadian Medical Association Journal par des chercheurs de diverses institutions d’Ottawa. Ils ont observé entre 2003 et 2016 une augmentation de 175 % du nombre d’hospitalisations attribuables à l’alcool chez les 25 à 29 ans.

On a remarqué que durant cette période, c’est chez les femmes de 25 à 29 ans qu’il y a eu la plus forte augmentation. Nous avons constaté que le nombre de visites à l’urgence en lien avec l’alcool pour cette tranche de la population a augmenté de 240 %, souligne Dr Peter Tanuseputro de l’Hôpital d’Ottawa, l’un des auteurs de l’étude.

Qui plus est, chez les femmes, le plus haut taux de visites à l'urgence attribuables à l'alcool a été observé chez les 15 à 24 ans.

S'il y a eu une augmentation de la fréquentation des salles d'urgence en général, la hausse des visites attribuables à l'alcool est bien plus considérable. Selon les chercheurs, l'augmentation des hospitalisations liées à l'alcool est 4,4 fois plus importante que la hausse des hospitalisations globales.

Ces observations nous signalent une possible escalade des habitudes de consommation d'alcool néfastes chez les jeunes Ontariens et de possibles problèmes à long terme, peut-on lire dans l'étude.

Un marché potentiellement problématique

D'après les chercheurs, les personnes habitant dans des voisinages avec un revenu moyen faible étaient deux fois plus à risque de se retrouver à l'hôpital en raison d'une trop grande consommation d'alcool.

C'est un phénomène observé ailleurs dans la littérature scientifique, mais qui est moins marqué en Ontario qu'aux États-Unis, par exemple, en raison des restrictions sur la vente d'alcool dans la province.

Dr Tanuseputro explique qu’une des raisons ayant poussé les chercheurs à lancer une telle étude est la prolifération récente des produits alcoolisés dans les épiceries de l’Ontario.

Il y a de bons côtés à rendre l’alcool plus accessible, mais il y a aussi des désavantages, remarque-t-il, en invitant le gouvernement de la province à se pencher sur les conclusions de l’étude.

L'étude s'est déroulée avant les récents assouplissements à la vente d'alcool proposés par le gouvernement Ford. Par conséquent, disent les chercheurs, ce n'est pas l'accessibilité des produits qui a fait la différence dans les données.

Les experts font valoir que c'est plutôt le marketing entourant la vente d'alcool qui pourrait être en cause, notent-ils, car la publicité semble viser de plus en plus les jeunes femmes. (Nouvelle fenêtre)

Avec les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

Santé publique