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Ottawa n'écarte pas d'autres mesures pour protéger les baleines noires

Elle émerge des eaux de la baie de Cape Cod.

Une baleine noire de l'Atlantique Nord (archives)

Photo : Associated Press / Michael Dwyer

Radio-Canada

De passage au Nouveau-Brunswick lundi, le ministre fédéral des Pêches, Jonathan Wilkinson, s'est dit grandement préoccupé par la situation des baleines noires de l'Atlantique Nord et n'a pas exclu l'adoption d'autres mesures pour les protéger.

Huit baleines noires ont été trouvées mortes dans les eaux canadiennes en 2018. Dimanche, Pêches et Océans Canada avait annoncé sur Twitter qu'une neuvième baleine avait été signalée morte à l'est du Cap-Breton, mais elle s'est plus tard ravisée.

Le ministère se dit maintenant convaincu que cette baleine est la même qu'une autre qui avait déjà été signalée, mais dont on avait perdu la trace depuis.

Même si le nombre officiel de baleines noires trouvées mortes en 2019 demeure à huit, la situation des baleines noires reste critique, selon le ministre. Huit c’est un grand nombre quand il y en a seulement 400 dans le monde.

Le ministre Jonathan Wilkinson pose dans le port de Pointe-Sapin, au Nouveau-Brunswick.

Le ministre Jonathan Wilkinson affirme que la situation des baleines noires est très préoccupante.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Il a ajouté que son ministère réfléchissait à des mesures additionnelles pour protéger les baleines noires, tout en précisant que les mesures visant à limiter les risques d'empêtrement dans des engins de pêche semblent avoir bien fonctionné cette année, puisque les résultats de nécropsies obtenus jusqu'ici ont écarté cette cause de mortalité.

Des paroles qui ont soulagé les pêcheurs venus assister à son annonce à Pointe-Sapin sur des améliorations à de petits ports de pêche au Nouveau-Brunswick.

C’est les gros bateaux, moi j’ai travaillé à 30-40 milles au large, le crabe, le maquereau et on voyait des baleines. Ils se sont jamais pris dans nos filets, a déclaré François Dugas, pêcheur côtier dans le sud du golfe Saint-Laurent depuis 58 ans.

François Dugas, pose sur le quai de Pointe-Sapin.

François Dugas, pêcheur côtier à Pointe-Sapin depuis 58 ans, affirme que la mortalité chez les baleines noires dans le golfe est un problème relativement récent.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Après le mort de la cinquième baleine noire en juin dernier, Ottawa a resserré les limites de vitesse dans le golfe. Les navires de 20 mètres ou plus doivent depuis limiter leur vitesse à 10 noeuds lorsqu'ils traversent un large couloir dans le golfe du Saint-Laurent.

Une cinquième nécropsie

En fin de semaine, une nécropsie a été pratiquée sur la carcasse d'une baleine noire repérée au large des Îles-de-la-Madeleine, mercredi.

La carcasse avait été remorquée à Grand-Étang, en Gaspésie. Pêches et Océans Canada doit publier un rapport préliminaire de la nécropsie lundi.

La nécropsie devrait permettre de déterminer les causes de la mort de l'animal.

Une nécropsie a été pratiquée sur cette baleine noire mâle, dimanche, à Grand-Étang en Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Les résultats préliminaires de nécropsies pratiquées sur quatre autres baleines trouvées mortes dans le golfe du Saint-Laurent en juin indiquent que trois d'entre elles ont sans doute succombé à des collisions avec des navires. Les résultats de la première nécropsie n'étaient pas concluants.

Il faut toutefois souligner qu'une mission est en cours pour sauver une baleine noire empêtrée dans des engins de pêche, dans le golfe. L'équipe de sauvetage de Campobello, au Nouveau-Brunswick, a tenté de la dégager dimanche. Elle poursuivra ses efforts cette semaine, si les conditions météorologiques le permettent.

La semaine dernière, deux autres baleines noires ont été partiellement libérées de filets de pêche qui gênaient leurs mouvements.

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