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Le chef d’Attawapiskat « très optimiste » après la visite du ministre O’Regan

Une femme étend du linge près d'un tipi.

Des résidents d’Attawapiskat n’osent plus boire l’eau du robinet ou s’en servir pour préparer la nourriture ou se laver, selon le chef.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Le chef d’Attawapiskat s'est dit optimiste après la visite du ministre fédéral des Services aux Autochtones, Seamus O’Regan, dans la communauté du Nord de l’Ontario, où il s'est engagé au nom du gouvernement à améliorer le système défaillant de traitement de l'eau.

La Première Nation a déclaré l’état d’urgence le 9 juillet en raison de la mauvaise qualité de l’eau. Des analyses ont décelé des concentrations trop élevées de trihalométhanes (THM) et d’acide haloacétique (AHA), deux substances qui se forment lorsque le chlore réagit avec des matières organiques.

Dimanche, Seamus O’Regan et de hauts responsables de son ministère ont passé près de quatre heures à Attawapiskat, selon le chef Ignace Gull, et ont eu l’occasion de discuter avec une vingtaine de personnes après une assemblée publique.

Le ministre fédéral des Services aux Autochtones Seamus O'Regan

Le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Seamus O'Regan

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le ministre s’est engagé, selon le chef Ignace Gull, à envoyer une équipe médicale à Attawapiskat qui travaillera avec des médecins de la région pour évaluer l’état de santé des résidents.

Le système de purification de l’eau par osmose inversée sera également réparé ou changé et le réseau de distribution qui achemine l’eau aux maisons sera nettoyé.

Finalement, M. Gull ajoute que l’usine de filtration sera placée sur la liste des installations qui doivent être remplacées en priorité.

Je sais qu’il y a beaucoup à faire, mais je pense qu’on peut y arriver. Je suis très optimiste à ce sujet.

Ignace Gull, chef de la Première Nation d'Attawapiskat

Nous devons travailler avec le gouvernement pour régler les problèmes, estime le chef. Et nous devrons continuer à faire pression pour que le ministre tienne ses promesses.

L’enseigne d’Attawapiskat à l’aéroport du village

La Première Nation d’Attawapiskat a déclaré l’état d’urgence en raison de la piètre qualité de l’eau.

Photo : La Presse canadienne / Colin Perkel (archives)

Le ministre a aussi rencontré l’ancienne chef Theresa Spence et une membre du conseil de bande, Sylvia Koostachin-Metatawabin, qui font la grève de la faim pour attirer l’attention sur les difficultés de la communauté autochtone.

Selon leur porte-parole, Danny Metatawabin, elles attendent de voir lundi les engagements confirmés par écrit avant de décider si elles recommenceront à se nourrir.

Avec les informations de Casey Stranges de CBC

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