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Des sauveteurs qualifiés tournent le dos aux piscines et aux plans d'eau

Un jeune sauveteur de piscine.

Un sauveteur.

Photo : Getty Images / jabejon

Radio-Canada

Le manque de sauveteurs dans plusieurs infrastructures de baignade n'est pas lié à une pénurie de main-d'œuvre, selon la Société de sauvetage du Québec, qui ajoute que des milliers de sauveteurs formés tournent le dos aux cours d'eau en raison du contexte économique.

On a formé autant de gens en 2018-2019 que l'année dernière à pareille date, lance le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.

On estime, selon notre base de données, qu'on a une base de 18 000 jeunes qui pourraient être qualifiés d'assistants-surveillants-sauveteurs, et au-delà de 13 000 qui sont qualifiés comme étant surveillants sauveteurs.

Pour parler de pénurie, il faudrait aussi qu'on parle de manque de candidats à la formation, ajoute M. Hawkins.

On a une augmentation du nombre de formations qui se déroulent durant l'été. Il y a de l'intérêt pour la plus jeune clientèle, on parle des 13-14 ans.

Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec
Raynald Hawkins en studio.

Malgré les efforts de sensibilisation des dernières années, Raynald Hawkins est d'avis qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir.

Photo : Radio-Canada

Contexte économique difficile

Il y a une difficulté de recrutement suite aux conditions économiques dans lesquelles nous sommes. Nous ne sommes pas le seul corps d'emploi qui a cette difficulté-là, ajoute le directeur, qui évoque que tous les secteurs s'arrachent la main d’œuvre.

Le problème, selon M. Hawkins, c'est qu'une bonne partie des gens formés pour être sauveteurs sont disponibles à l'emploi dès la mi-avril lorsqu'ils sont étudiants à l'université, et à la mi-mai pour les cégépiens.

Les piscines, les plages et les lacs sont plutôt ouverts à la baignade vers le mois de juin, rappelle M. Hawkins. Les étudiants se tournent donc vers d'autres emplois pour ne pas passer du temps sans revenus, selon lui.

Pour les campings et les camps de vacances, le défi est grand d'attirer des sauveteurs qualifiés pour de plus courtes périodes, mais une solution pour les grands employeurs, comme les villes et le gouvernement, serait d'offrir des programmes de rétention, comme des bourses d'études, afin d'assurer la relève, conclut le directeur.

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