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Répertorier l’emplacement des ruches pour mieux protéger les abeilles

Des abeilles au bord d'une ruche

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Radio-Canada

Le Bas-Saint-Laurent est la deuxième région du Québec à participer à un projet du ministère de l'Agriculture pour protéger les abeilles. L'objectif de ce projet est de répertorier les ruches de la région et de mettre en place un plan d'action pour assurer leur survie.

Les abeilles sont essentielles pour la pollinisation des cultures. Si la survie des abeilles est en danger, c'est aussi l'approvisionnement alimentaire qui l'est, souligne l'agronome Julie Potvin.

Voilà pourquoi elle a proposé que la région participe à ce projet.

Elles sont disposés près de l'aurée d'un boisé.

Une rangée de ruches

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Les apiculteurs sont invités à partager leur information sur une application web.

L'objectif de l'application, c'est de géoréférencer les ruchers des apiculteurs.

Julie Potvin, agronome et directrice générale de JMP consultants

L'information colligée servira par la suite aux agronomes, lorsque viendra le temps pour eux d'émettre des recommandations aux producteurs agricoles.

Les conseillers dans les firmes privées ou dans les clubs agro vont avoir accès à l'information, où sont les ruches sur le territoire et vont pouvoir adapter leurs conseils aux producteurs agricoles, entre autres au niveau de la gestion des pesticides.

Julie Potvin, agronome et directrice générale de JMP consultants
Le tracteur est près de la bordure de la route.

Un agriculteur travaille au champ avec son tracteur.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Parce que si agriculture et apiculture vont de pair, dans la réalité, les deux secteurs d'activité n'interagissent pas toujours en symbiose, estime Julie Potvin.

Pourtant, de petits changements pourraient faire toute la différence pour protéger les abeilles.

Les périodes d'application, les produits appliqués... Des fois, ça peut être une heure où les abeilles sont de nouveaux entrés dans la ruche, parfois ça fait toute la différence au niveau de la survie des abeilles, illustre Julie Potvin.

Elle accorde une entrevue près de plusieurs ruches.

Julie Potvin, agronome et directrice générale de JMP consultants

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Le projet de 30 000 $ permettra aussi d'émettre des recommandations pour favoriser la survie des abeilles au Bas-Saint-Laurent.

Pour l'instant, l'état de l'espèce est variable dans la région : certains producteurs ont de bons taux de survie l'hiver, tandis que d'autres ont perdu la quasi-totalité de leurs ruches.

Ce qui est certain, c'est que le maintien d'une population d'abeilles en santé favorise la biodiversité dans les campagnes.

Et avec une biodiversité préservée, la quantité de pesticides nécessaires pourra être réduite, comme il y aura autre chose que des insectes qui s'attaquent aux cultures, fait aussi valoir Julie Potvin.

Un tracteur épand des pesticides.

Un tracteur épand des pesticides.

Photo : iStock

Les pistes d'action qui seront approuvées en février seront mises en application au cours des années 2020 et 2021. Un exercice qui promet d'encourager les d'échanges entre apiculteurs et agriculteurs.

D’après le reportage d’Isabelle Damphousse

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Bas-Saint-Laurent

Protection des espèces