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L'UPAC recherche son prochain patron

Deux enquêteurs de l'UPAC marchent dans un couloir.

L'embauche du prochain patron de l'UPAC, désigné par le premier ministre du Québec, devra également être confirmée par un vote des deux tiers des députés de l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) est à la recherche de son grand patron. Une offre d'emploi a été publiée récemment sur son site Internet, invitant les candidats au poste de commissaire à la lutte contre la corruption à se manifester.

Cet appel de candidatures vise dans un premier temps à établir une liste de personnes qualifiées pour le poste. Un comité de sélection évaluera ensuite les dossiers retenus avant de recommander un candidat, qui sera rencontré par le premier ministre François Legault, ainsi que par un député de chacun des partis d'opposition à l'Assemblée nationale.

L'embauche de cette personne désignée par le premier ministre du Québec devra finalement être confirmée par un vote favorable des deux tiers des députés de l'Assemblée nationale.

Il s'agit d'un mandat de sept ans, non renouvelable.

Pour l’instant, le parti gouvernemental – la Coalition avenir Québec (CAQ) – ne peut imposer un candidat étant donné qu’il ne dispose que de 60 % des sièges du Parlement québécois, soit 75 sièges. Il lui faudra donc obtenir l'appui de huit députés de l'opposition.

Bien qu'il puisse paraître inusité qu'un tel poste nécessitant des qualifications peu communes soit aussi largement affiché, sur le web et dans les journaux, le directeur des communications de la ministre de la Sécurité publique, Jean-François Del Torchio, explique qu'il s'agit de la procédure habituelle.

C'est un appel de candidatures public, les gens sont invités à soumettre leur CV, ensuite il y a un comité de sélection qui se penche sur les candidatures retenues, a précisé le porte-parole de la ministre Geneviève Guilbault.

À la suite de l'adoption de la « Loi modifiant les règles encadrant la nomination et la destitution du commissaire à la lutte contre la corruption, du directeur général de la Sûreté du Québec et du directeur des poursuites criminelles et pénales », le gouvernement caquiste a ajouté ces trois postes à la liste de ceux qui nécessitent l'approbation des deux tiers des députés.

On voulait enlever le côté partisan, ce n'est pas qu'il y en avait, mais on voulait éliminer la suspicion d'ingérence politique dans le processus de sélection, a souligné M. Del Torchio.

Il assure également que le gouvernement n'a sollicité aucune autre candidature par l'entremise de services de recrutement, couramment appelés « chasseurs de têtes ».

Description du poste

D'après les informations contenues dans l'offre d'emploi, le lieu de travail est situé dans la région de Montréal, et l'échelle salariale varie entre 171 626 $ et 223 118 $ par année.

Il est précisé que la lutte contre la corruption implique à la fois « les enquêtes criminelles, les enquêtes pénales, les vérifications en matière de contrats publics et dans l'industrie de la construction, et le filtrage en matière d'intégrité des entreprises qui souhaitent participer aux marchés publics ».

En plus de vérifier les dénonciations reçues, le commissaire doit pouvoir lancer des enquêtes afin de « détecter la commission d'actes répréhensibles ».

La liste de tâches du patron de l'UPAC inclut également la formulation de recommandations au Conseil du trésor, au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation ainsi qu’au ministère de la Sécurité publique. Il doit ainsi s'assurer de la légitimité des processus de ventes aux enchères publiques et prévenir la corruption.

Parmi les exigences du poste figure la détention d'un diplôme universitaire dans une discipline pertinente, et d'au moins dix ans d'expérience en gestion dans un secteur connexe.

Le candidat doit aussi posséder « une bonne connaissance de l'État et de la gouvernance des organisations, ainsi qu'une excellente connaissance de l'encadrement législatif et réglementaire des organisations policières ».

Avant d'être nommée, la personne désignée devra faire l'objet de vérifications « auprès d'un organisme disciplinaire ou d'un ordre professionnel » dont elle a été membre, ainsi qu'auprès de ses « employeurs des dix dernières années et des autorités policières ».

L'UPAC est actuellement dirigée par un commissaire par intérim, Frédérick Gaudreau.

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