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Vague de chaleur intense sur le Québec

Des enfants se rafraîchissent au bord d'une fontaine à Montréal en raison de la chaleur accablante qui frappe le Québec.

Environnement Canada a lancé un avertissement de chaleur concernant plusieurs régions du Québec.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La vague de chaleur intense qui a traversé le Canada et les deux tiers des États-Unis se fait ressentir cette fin de semaine au Québec.

Cette masse d'air chaud et très humide a envahi le sud du territoire, vendredi. Les Québécois ont eu droit à une autre journée collante et humide, voire suffocante, samedi.

Des alertes à la canicule ont été également lancées dans plusieurs régions.

Le météorologue Alexandre Parent précise que cette vague de chaleur touche l'ouest, le sud et le centre du Québec. Les régions de l'Outaouais, de l'Estrie, de la Beauce, des Basses-Laurentides, de Lanaudière ainsi que les grandes régions de Québec et Montréal, en passant par Trois-Rivières, ne sont pas épargnées.

Le mercure a dépassé les 30 degrés Celsius dans la journée de samedi, et l’indice humidex a atteint 40.

La chaleur s'étire jusqu’à dimanche

Montréal a connu vendredi sa première journée de l'été dépassant les 40 degrés Celsius avec un facteur humidex de 41, qui a été enregistré en après-midi à l'aéroport Montréal-Trudeau.

Il n'y aura pas de répit non plus durant la nuit de samedi à dimanche, avec des minimums prévus au-dessus des 20 degrés Celsius, voire possiblement 25, à Montréal. Cette vague de chaleur va s'étirer jusqu'à dimanche, selon M. Parent.

Il faudra attendre jusque dans la nuit de dimanche à lundi pour avoir une première nuit fraîche et ouvrir les fenêtres afin de changer l'air des maisons et des logements. Un front froid fera alors son travail et chassera l'humidité, note le météorologue d'Environnement Canada.

Quant à la masse d'air chaud actuelle, elle provient d'un anticyclone, soit une zone de haute pression, qui était, il y a quelques jours, au-dessus du Midwest américain, explique Alexandre Parent.

Les vents l'ont poussé sur les deux tiers des États-Unis, en passant par le sud de l'Ontario; il traverse maintenant le Québec, et ce sera ensuite au tour des Maritimes. L'humidité augmente à mesure qu'avance cette vague de chaleur qui va perdurer jusqu'à dimanche, dit M. Parent.

Trois morts aux États-Unis

Aux États-Unis, la canicule a affecté près de 150 millions d'habitants et causé la mort de trois personnes, avec des températures qui ont atteint les 38 degrés Celsius à New York et Washington.

Deux des trois victimes sont mortes dans l'État du Maryland. La troisième victime a péri en Arkansas : il s’agit de Mitch Petrus, un ancien joueur de football américain de la NFL, qui a succombé jeudi à l'âge de 32 ans alors qu'il travaillait dehors. Il est mort en raison d'une attaque due à la chaleur, selon le médecin légiste du comté de Pulaski.

Cette vague de chaleur qui frappe les États-Unis s'étend des plaines du Midwest à la côte atlantique, selon le Service météorologique national américain, et devrait durer au moins jusqu'à dimanche soir.

Les températures ressenties pourraient atteindre les 45 degrés Celsius par endroits, a prévenu l'agence gouvernementale américaine, qui a diffusé plusieurs messages de prévention depuis le début de la canicule.

Alors que la ville de New York a ouvert 500 centres pour que les habitants puissent se rafraîchir, le triathlon qui était prévu dimanche a été annulé pour cause de « niveaux d'humidité et de température devant atteindre des niveaux extrêmes ».

À Washington, connue pour sa chaleur humide étouffante l'été, un concert de jazz très populaire devant se tenir à la National Gallery of Art a également été annulé.

Quant à la ville de Philadelphie, elle pourrait bien avoir battu le record de températures pour un 20 juillet.

Records de chaleur

Le mois dernier a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, notamment en raison d'une canicule exceptionnelle en Europe, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique.

Les températures ont même grimpé au début du mois jusque dans l'État de l'Alaska, à cheval sur le cercle polaire arctique, avec un record absolu de 32 degrés Celsius enregistré à Anchorage.

Selon les scientifiques, le réchauffement climatique est deux fois plus rapide en Alaska que la moyenne mondiale.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Reuters

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