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Les chasseurs de tornades albertains sont comblés cette année

Trois chasseurs de tornades.

Les chasseurs de tornades ont du pain sur la planche cet été en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Radio-Canada

Une 13e tornade a touché terre jeudi en Alberta. Habituellement, toutefois, seulement une douzaine de ces phénomènes se forment entre mai et septembre. Cette saison particulièrement active fait le bonheur des chasseurs des nuages en entonnoir.

« Cette saison est vraiment impressionnante, probablement la meilleure que j'ai vue dans les dix dernières années », affirme Chris Kiernan, un chasseur de tornade.

En effet, l’Alberta a déjà atteint, à la mi-saison, l'équivalent de la moyenne annuelle de tornades qu'elle subit.

Avec son équipe, Chris Kiernan parcourt l'Ouest canadien à la conquête des plus grosses tempêtes.

Loin des films de science-fiction, leurs équipements se résument à quelques téléphones cellulaires, un ordinateur portable et des caméras.

L'équipement qu'il faut pour chasser les tornades.

Leur équipement se résume à quelques téléphones cellulaires, un ordinateur portable et des caméras.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

« Il faut au moins être deux pour chasser les tornades. Seul, il y a plus de risque de se mettre en danger, car il faut se concentrer sur la route, mais aussi garder les yeux au ciel et sur les radars pour voir ce qu'il se passe autour de nous », dit Jenny Hagan, une autre chasseuse de tornade.

C'est notamment grâce à des gens comme eux qu'Environnement Canada est en mesure de confirmer des phénomènes météorologiques majeurs.

Chris Kiernanm, souriant.

Chris Kiernan est chasseur de tornades.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

« Environnement Canada peut voir sur les radars, mais ne peut pas confirmer avec certitude si la tornade a touché le sol. Ils ont besoin de notre expertise sur le terrain », explique Chris Kiernan.

Toutefois, même si l'expertise des chasseurs de tempêtes est appréciée des météorologues, Environnement Canada recommande de rester loin des tornades.

« Je préfère que les gens se mettent à l'abri à la place de prendre des photos, même si moi, ça m'aide », affirme la météorologue Natalie Hassel, d'Environnement Canada.

Chris Kiernan et Jenny Hagan se disent toutefois conscients des dangers. Ils suivent d’ailleurs des formations pour mieux se protéger.

« Le plus gros risque quand tu chasses les tempêtes, ce sont les éclairs. Ils peuvent frapper jusqu'à 30 km de la zone d'orage », explique Jenny Hagan.

Une tornade.

Photo d'une tornade prise à Tree Hill, en Alberta.

Photo : Twitter/@rtt05

Selon elle, le but des chasseurs de tornades n'est pas de se rapprocher le plus possible de la tempête, mais bien de prendre la meilleure photo. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle utilise une « immense » lentille.

« Vous pouvez prendre des photos magnifiques quand vous êtes loin de la tempête », souligne-t-elle.

Malgré leurs années d'expérience, il leur est impossible de prédire si le reste de la saison sera aussi actif. Outre l'humidité qui persiste à travers la province, les autres facteurs qui permettent de créer une tornade sont trop imprévisibles.

Si une alerte de tornade vise votre secteur :

  • Rentrez à l'intérieur, dans la pièce au niveau le plus bas, loin des fenêtres et des murs extérieurs, comme dans un sous-sol, une salle de bain, une cage d'escalier ou un garde-robe intérieur.
  • Si vous vous trouvez dans un véhicule, une maison mobile, une tente, une remorque ou tout autre abri temporaire, réfugiez-vous dans un bâtiment solide si vous le pouvez.
  • En dernier ressort, couchez-vous sur le sol dans un endroit bas et protégez votre tête des objets projetés.

Source : Environnement Canada

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie.

Alberta

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