•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De Kamloops à la Lune : portrait d'un ouvrier canadien du programme Apollo

Un objet métallique flotte dans l'espace, en direction de la surface de la lune.

Le module de commande et de service d'Apollo 10.

Photo : NASA

Radio-Canada

Il y a 50 ans jour pour jour, l'humanité entamait une nouvelle page de son histoire en faisant atterrir les premiers hommes sur la Lune. Derrière cet exploit, se cache le travail acharné de 400 000 ingénieurs, chercheurs et techniciens qui ont travaillé sur le programme Apollo. Selon la NASA, un Britanno-Colombien a joué un rôle majeur dans la sélection d'une technologie qui allait permettre aux États-Unis de relever son pari lunaire.

Retour sur le parcours de James Chamberlin.

James Chamberlin, homme d'un âge avancé portant des lunettes assis à un bureau de la NASA.

James Chamberlin est un ingénieur canadien du programme américain Apollo

Photo : Radio-Canada / Archives de Radio-Canada

Nous sommes en 1915, à Kamloops, à quelque 300 kilomètres à l'est de Vancouver, dans la vallée de Thompson. C’est là que naît James Chamberlin, celui qui deviendra un ingénieur clé du programme américain Apollo.

Le Britanno-Colombien étudie d’abord l’ingénierie mécanique à l'Université de Toronto avant de poursuivre une maîtrise au prestigieux Imperial College de Londres, en Angleterre.

L’envol

Après ses études, James Chamberlin tient plusieurs rôles clés dans l’industrie aéronautique canadienne, notamment en travaillant chez Avro Canada, un constructeur aéronautique qui menait plusieurs projets d’envergure en aviation militaire.

Image d'archives de la CBC du projet Avro CF-105 Arrow

Le Britanno-Colombien sera d’ailleurs l’ingénieur en chef du design technique du programme du CF-105, un avion supersonique qui était considéré comme le plus avancé de son époque. L'aéronef pouvait atteindre deux fois la vitesse du son et voler à une altitude supérieure à 15 000 mètres.

Pour des raisons stratégiques et financières, le programme est interrompu en 1959, laissant le champ libre à la NASA pour recruter plus d’une vingtaine d’ingénieurs canadiens pour ses programmes d’exploration spatiale.

Image du timbre présentant les croquis du module lunaire et les visages des deux ingénieurs.

Un timbre a rendu hommage à deux ingénieurs canadiens ayant participé à la conception du LEM pour la mission Apollo 11.

Photo : Postes Canada

Premiers pas à Houston

James Chamberlin et ses collègues canadiens sont alors affectés à ce qui deviendra la plus grande course à la conquête spatiale de l’histoire.

En conflit avec l’Union soviétique, les États-Unis avaient perdu la première manche, soit d’exécuter le premier vol habité. Cet exploit ayant été réalisé par une fusée soviétique en 1961, avec à son bord le célèbre cosmonaute Youri Gargarine.

De leur côté, les États-Unis développent le projet Mercury, qui a pour objectif d’effectuer le premier vol habité en sol américain, un projet sur lequel James Chamberlin est l'ingénieur en chef. Il s'occupe notamment à régler les problèmes techniques des premiers vols effectués par la fusée Atlas, rappelle la NASA.

Un plan de fusée décortiquée.

Denis Carrier a conservé des souvenirs de l'époque.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Une fois que le programme Mercury en marche, Chamberlin est affecté au projet Gemini à titre de coordonnateur.

Ce programme spatial doit alors effectuer des tests cruciaux pour confirmer la possibilité d’envoyer des êtres humains sur la lune.

Parmi ces tests, les plus importants sont la sortie extravéhiculaire et le rendez-vous spatial. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que les États-Unis pourront finalement relever leur pari d’atteindre la Lune.

Le projet Apollo

Après avoir quitté le programme Gemini, Chamberlin se joint au célèbre programme Apollo, où il devient l’un des meilleurs ingénieurs pour régler les problèmes techniques qu’éprouvent les différentes équipes du programme.

Parmi ses réalisations notoires, la NASA souligne son travail sur le module lunaire et la fusée Saturne, qui transportera les astronautes dans leur périple.

La plus importante de ses réalisations sera de promouvoir le concept de rendez-vous spatial. Ce concept selon lequel l’équipage laisse en orbite une partie du vaisseau qui leur permet de revenir sains et saufs sur Terre et auxquels ils se rattachent une fois la mission sur la lune complétée.

Après la réussite du programme, James Chamberlin travaillera sur les premières ébauches de la navette spatiale avant de prendre sa retraite de la NASA.

Une fusée attend sur le pas de tir.

La fusée Saturn 5 qui a emporté l'équipage d'Apollo 11 deux semaines avant son lancement, le 16 juillet 1969.

Photo : Handout / NASA NASA

L’agence spatiale américaine a souligné son travail exemplaire avec différentes récompenses. Il a également été intronisé au panthéon de l’Aviation du Canada. 

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie aérospatiale