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Même en pleine saison touristique, la pénurie de main-d’oeuvre se fait sentir

Des entreprises du secteur des services peinent à trouver des employés au Nouveau-Brunswick

Ce restaurant a fermé récemment à Caraquet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pénurie de personnel est un défi de tous les instants pour bien des entreprises dans le nord-est du Nouveau-Brunswick. Le manque de main-d’oeuvre se fait sentir cet été dans le secteur des services.

À Caraquet, le restaurant La Vieille Brûlerie vient de mettre la clé sous la porte après sept années d'existence, et ce, alors que la saison touristique bat son plein. Il n'a pas été possible de parler au propriétaire, mais des affiches installées à l'extérieur du commerce indiquent que c'est le manque de personnel qui a conduit à cette décision.

On ne peut pas se le cacher, le manque de main-d'oeuvre est vraiment un problème important dans notre région, reconnaît Marco Plourde, le président de la Chambre de commerce et du tourisme du Grand Caraquet. 

La pénurie d'employés fait partie des dossiers prioritaires de l'organisme, dit-il. 

C'est le sujet qui revient presque à toutes les réunions, et on a des réunions régulièrement, souligne M. Plourde.

Cette situation ne touche pas seulement la Péninsule acadienne.

Mario Boudreau dans son commerce.

Mario Boudreau, propriétaire de Chez Boudreau, à Nigadoo.

Photo : Radio-Canada

C'est de ça qu'on parle quasiment tous les jours, remarque Mario Boudreau, le propriétaire du commerce Chez Boudreau, qui abrite une station-service, un dépanneur, une cantine et d’autres services à Nigadoo, dans la région Chaleur.

L'entreprise familiale a de la difficulté à trouver des employés. Ce n'est pas comme c'était avant, dit l’homme d’affaires.

M. Boudreau dit qu’il doit se résoudre à engager davantage de personnes à temps partiel pour combler des emplois à temps plein pour lesquels les candidats ne se bousculent pas. C'est beaucoup deux shifts, trois shifts, relate-t-il. Quarante heures, c'est rare.

C'est la première fois que je vois ça en 33 ans.  Nous autres, on a tout le temps grossi et fait d'autres expansions, des agrandissements et tout ça... bien là, cette année, on ne le fait pas, affirme l’entrepreneur.

Station-service et dépanneur.

Chez Boudreau, à Nigadoo au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

La main-d'oeuvre se fait tellement rare qu’une concurrence féroce entre les employeurs s’est installée. C'est que tout le monde se les arrachent, dit M. Boudreau. Là, c'est rendu que les distributeurs viennent ici, puis ils demandent à mes employés pour aller travailler avec eux autres!

Mario Boudreau songe maintenant à se tourner vers les travailleurs étrangers. Il n’y a pas vraiment d’autre choix… ou qu’ils sortiraient des robots qui sont bons, lance-t-il en riant. L’immigration, on n’a pas le choix.

D’après le reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Emploi