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Course à la direction du PCU : deux autres députés interrogés par la GRC

Joseph Schow et Jordan Walker sourient à la caméra.

Les députés Joseph Schow et Jordan Walker ont été interrogés par la GRC relativement à l'enquête sur la course à la direction du Parti conservateur uni.

Photo : Photos courtoisie

Audrey Neveu

Les députés conservateurs de la circonscription de Cardston-Siksika, Joseph Schow, et de celle de Sherwood Park, Jordan Walker, ont été interrogés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans le cadre de son enquête sur la course à la direction du Parti conservateur uni, en 2017. La GRC précise maintenant que son enquête porte sur un « vol d’identité ».

La directrice du caucus du Parti conservateur uni, Robyn Henwood, a confirmé ces informations. Elle précise toutefois que les deux députés ne font pas l’objet d’une enquête.

Lors de la course à la direction du PCU, Joseph Schow était organisateur de terrain pour Jason Kenney, le premier ministre albertain. Il n’a pas voulu préciser ce qui intéressait les enquêteurs.

Je suis heureux de coopérer avec la GRC, de répondre à leurs questions et de faire tout ce qu’ils ont besoin que je fasse, a dit Joseph Schow en entrevue. Jordan Walker n’a quant à lui pas répondu à nos appels.

Robyn Henwood dit ne pas savoir si d'autres employés de la campagne ont été interrogés par la GRC. Je peux vous dire que les membres du comité électoral de la course à la direction n’ont pas été contactés, a-t-elle affirmé au téléphone. Le directeur du parti, Brad Tennant, n’a pas répondu à nos questions.

Au total, huit députés du PCU, dont cinq ministres, ont été interrogés par la GRC. La police fédérale a d'ailleurs perquisitionné l'entreprise d'un de ces députés, Peter Singh. Le premier ministre, Jason Kenney, affirme ne pas avoir été contacté par la police fédérale.

Les cinq candidats côte à côte, en images distinctes.

Les ministres conservateurs Doug Schweitzer, Prasad Panda, Josephine Pon, Jason Luan et Leela Aheer ont tous été interrogés par la GRC.

Photo : Photos courtoisie

Quelques jours avant les élections provinciales d’avril, CBC/Radio-Canada a révélé que de faux courriels ont été utilisés pour voter à la place de membres du PCU lors de la course à la direction du parti.

Le Commissaire aux élections de l’Alberta a imposé des dizaines de milliers de dollars d’amende à l’un des concurrents, Jeff Callaway, et à plusieurs de ses collaborateurs, pour des dons de campagne irréguliers.

Des documents obtenus par CBC/Radio-Canada démontrent que Jeff Callaway et Jason Kenney ont collaboré pour attaquer un autre adversaire, Brian Jean, dans le but de favoriser Jason Kenney.

Le NPD appelle à plus de transparence

La critique néo-démocrate en matière de Justice, Kathleen Ganley, presse le premier ministre Jason Kenney de faire preuve de plus de transparence dans cette affaire.

Les tentatives répétées du premier ministre Kenney d’ignorer cette enquête criminelle sont inacceptables, a déclaré Kathleen Ganley dans un communiqué.

Je demande au premier ministre de s’engager à faire une déclaration publique dans les 24 heures suivant l’interrogatoire d’un membre de son équipe ou de son caucus à ce sujet par la police.

Kathleen Ganley, critique néodémocrate en matière de Justice

Une longue enquête

Le professeur en études juridiques à l’Université Mount Royal Doug King n’est pas surpris par la longueur de l’enquête de la GRC, qui dure au moins depuis le mois de janvier 2019.

Étant donné que l’enquête de la GRC touche le vol d’identité, la GRC pourrait interviewer des centaines, peut-être même des milliers de personnes. Alors, ça prend du temps, dit le professeur.

Il explique que, traditionnellement, une enquête policière se concentrera sur les personnes en périphérie de l’enquête, avant de remonter graduellement vers les personnes possiblement au cœur de l’affaire.

Doug King recommande également aux observateurs de ne pas mélanger les amendes imposées par le Commissaire aux élections avec de possibles accusations criminelles.

Il faut des preuves beaucoup plus solides pour déposer des accusations criminelles et ultimement obtenir une condamnation, rappelle-t-il. Il conseille aux observateurs d’être patients en attendant les résultats de l’enquête de la GRC.

Alberta

Forces de l'ordre