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Un homme du Témiscamingue a travaillé pour une entreprise impliquée dans le projet Apollo 11

Un homme âgé sourit à la caméra, montrant un stylo qu'il avait reçu de l'époque d'Apollo 11.

Denis Carrier se souvient très bien de la mission d'Apollo 11, qui fête ses 50 ans.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

20 juillet 1969, Denis Carrier, 23 ans, se trouve parmi une foule immense de 250 000 personnes à l'hôtel de ville de Toronto pour voir le premier homme déposer les pieds sur la lune.

C'est comme au stade olympique quand on frappe un circuit au baseball. Tout le monde a crié quand il a mis le pied sur la lune, se souvient-il..

Assis dans la cuisine de sa maison à Notre-Dame-du-Nord, les souvenirs lui reviennent facilement et le font sourire.

Denis Carrier travaillait à l'époque pour l'entreprise McDonnell Douglas, qui a contribué à la construction de la fusée qui a transporté trois astronautes sur la lune, dont Neil Armstrong.

Un plan de fusée décortiquée.

Denis Carrier a conservé des souvenirs de l'époque.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

À l'époque, il est dessinateur industriel. Son intérêt pour l'astronomie fait de l'homme un véritable historien de tout ce qui concerne la mission Apollo 11.

La compagnie nous passait les bulletins des progrès de la construction de Saturn V et, évidemment, du projet Apollo au complet. C'était une fierté de la compagnie, donc on savait ce qui se passait. Il y avait aussi beaucoup de détails techniques qu'il ne fallait pas dire. On était gardé au secret, raconte-t-il.

«Il fallait inventer»

Autour de lui, il voit les gens travailler et créer pour réussir la mission.

Denis Carrier estime que plusieurs inventions ont dû être réalisées pour aller sur la lune, dont l'électronique miniaturisée et les moyens de communication sur une grande distance.

Vous savez, il y avait 400 000 personnes impliquées dans le projet. Tout le monde a dû faire son travail comme il le faut, c'est une prouesse en soi, pour que le projet marche. La moindre erreur pouvait faire rater l'expédition, explique Denis Carrier.

Un objet de l'espace

Plusieurs souvenirs lui restent en tête, mais de façon plus tangible, il a conservé un stylo spécialement conçu pour l'apesanteur de l'espace.

Un stylo est, en principe, garanti pour 100 ans. Ça fait 50 ans, je l'ai essayé et il ne fonctionne plus. Je devrais réclamer auprès de la compagnie Parker, américaine évidemment, qu'elle me remplace mon stylo!, raconte-t-il en blaguant.

Même si Denis Carrier a changé de domaine de travail quelques années après cet événement historique, il demeure passionné par le domaine de l'aérospatial.

Abitibi–Témiscamingue

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