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Les policiers de Winnipeg ont besoin de soutien, selon leur syndicat

Un policier est debout dans un autobus en train de parler dans sa radio. Ses yeux sont fixés sur la route.

La police de Winnipeg présentera lundi les dernières statistiques sur la criminalité dans la capitale manitobaine.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plus tôt cette semaine, le chef de la police de Winnipeg, Danny Smyth, reconnaissait dans une note de remerciement envoyée à ses employés que les policiers municipaux sont débordés entre autres en raison de la crise de la méthamphétamine qui sévit dans la ville.

Lors d’un point de presse accordé aux journalistes, jeudi, le premier ministre, Brian Pallister a dit qu’il partageait les « préoccupations générales de M.Smyth concernant la sécurité publique  », mais qu’il ne s’engagerait pas à donner plus d’argent aux services de police. Cela serait de la microgestion de la police [qui est de responsabilité municipale], a-t-il déclaré.

Après une première réaction à cette note interne, le syndicat des policiers revient à la charge et condamne de nouveau le chef de la police en donnant en partie raison au premier ministre. « Le chef de la police n’a pas pu résoudre le problème de crime, dit-il, ces personnes qui consomment de la drogue commettent des crimes; il ne s’agit pas d’un problème de santé. Vouloir passer la responsabilité à la province n’est pas approprié, » a noté le président du Syndicat de la police de Winnipeg, Maurice Sabourin.

En ce qui concerne les dépendances, le premier ministre a déclaré que la province pourrait faire plus en matière d’éducation.

Dans la note interne, le chef de police demandait également aux agents « de poursuivre leurs efforts ». Selon M. Sabourin, les policiers sont surpris qu’on leur demande de tenir bon.

Il ajoute que les agents se demandent ce que leur chef fait pour eux présentement. « On envoie les policiers de tous bords et tous côtés, on les épuise et ils sont stressés, dit-il »

Même si M. Sabourin est d’avis que le gouvernement provincial doit en faire plus, il croit également que le chef de la police lui-même doit être conscient de sa part de responsabilité.

Sur le terrain, les travailleurs sociaux, comme Mitch Bourbonnière, remarquent les conséquences d’un manque de policiers. « C’est fou dans la communauté maintenant, dit-il. Il y a beaucoup beaucoup de crimes. Je soutiens nos policiers et je comprends qu’ils sont fatigués. »

La police de Winnipeg présentera lundi les dernières statistiques sur la criminalité dans la capitale manitobaine.

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