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Fête du Lac des Nations : profiter des feux d’artifice depuis les eaux

Un homme assis sur sa planche à pagaie observe des feux d'artifice.

L'école de planche à pagaie O'SUP organise des soirées d'observation des feux d'artifice de la Fête du lac des Nations.

Photo : Photo fournie Jessica Laliberté

Fanny Lachance-Paquette

La compétition de feux d’artifice de la Fête du Lac des Nations est un élément-clé de la programmation depuis une vingtaine d’années, mais il semble que les spectateurs qui ont la meilleure vue ne paient pas leur entrée. De plus en plus de plaisanciers admirent plutôt le tout depuis la rivière Magog.

Tous les soirs, vers 22 h, une cinquantaine, voire même une soixantaine d’embarcations nautiques s’agglutinent près du pont de la voie ferrée, à la limite entre la rivière Magog et le lac des Nations. Qu’ils soient sur des planches à pagaie, des kayaks ou des pontons, les plaisanciers ont tous les yeux rivés au ciel pour profiter du spectacle qui s’offre à eux... gratuitement. 

Je ne veux pas faire de jaloux, mais on les voit mieux que si on était au parc Jacques-Cartier. [...] C’est plus zen que si on était dans une grande foule.

Jessica Laliberté, enseignante à l’école de planche à pagaie O’SUP

Certaines entreprises offrant des activités sur l’eau ont même ajouté les spectacles pyrotechniques de la Fête du Lac des Nations à leur offre. C’est le cas de l’école de planche à pagaie O’SUP, qui propose pendant cinq soirs des sorties sur l’eau pour aller admirer le ciel illuminé.

Chaque année, on est sold out pour toutes nos sorties [...] On fait de plus en plus de sorties chaque année, s’exclame Jessica Laliberté, enseignante à l’école O’SUP et organisatrice des soirées aux feux d’artifice.

Bien qu’elle admette ne pas très bien entendre la musique associée aux pyrotechnies, Jessica Laliberté considère que l’expérience vécue sur la planche est plus agréable que celle du parc : c’est plus zen que si on était dans une grande foule..., soutient-elle, tout en ajoutant que la réflexion des lumières dans l’eau est une vue unique. 

Un femme assise sur sa planche à pagaie regarde des feux d'artifice.

Cinq sorties en planche à pagaie sont proposées par l'école O'SUP pendant la Fête du lac des Nations.

Photo : Photo fournie Jessica Laliberté

Un groupe de planchistes à pagaie de nuit.

Les soirées d'observation des feux d'artifice de l'école O'SUP sont presque toutes complètes. Elles comptent un maximum de huit participants.

Photo : Photo fournie Jessica Laliberté

Pour les organisateurs de la Fête du Lac des Nations, les activités des plaisanciers sont marginales et n’ont pas d’impact significatif sur les retombées économiques de l’événement. Toutefois, le directeur général de la Fête du Lac des Nations, Jean-Pierre Beaudoin croit que les gens qui assistent aux feux depuis les eaux manquent une grande partie de l’efficacité et de la qualité des feux d’artifice. Il rappelle que la musique est une partie importante du spectacle et que ceux-ci sont pensés en fonction du site de l’événement, seuls les gens les admirant depuis le parc assistent à l’expérience complète. 

Si tout le monde qui regarde les feux le fait de l’extérieur du site, un jour, on ne pourra plus se payer des feux de cette qualité.

Jean-Pierre Beaudoin, directeur général de la Fête du lac des Nations

La sécurité d’abord

Le Service de police de Sherbrooke assure la sécurité des lieux en empêchant les embarcations nautiques de s’aventurer sur le lac des Nations. Un périmètre de plus ou moins 300 mètres est érigé autour des artificiers. Les navigateurs provenant de la rivière Magog, depuis le parc Lucien-Blanchard, doivent arrêter leur route à 150 m du pont de la voie ferrée. Selon le SPS, l’engouement pour cet endroit d’observation des feux est en croissance depuis quelques années.   

La pratique est légale et rien n’empêche les plaisanciers de circuler sur les eaux une fois la nuit tombée. Les policiers rappellent simplement aux navigateurs de se munir d’une veste de flottaison, d’un sifflet et surtout d’une lumière. Alors que les bateaux à moteur sont facilement visibles dans le noir, les kayakistes et les planchistes sont plus difficiles à repérer. 

En profiter à proximité

Les entreprises à proximité du lac des Nations profitent aussi du spectacle. C’est le cas du Strom Spa situé aux abords de la rivière Magog qui offre des forfaits spéciaux pour permettre à ses clients de profiter du lieu pour observer les feux d’artifice. Les heures d’ouverture y sont même prolongées pour mieux s’arrimer avec les heures des spectacles pyrotechniques. 

Selon Jean-Pierre Beaudoin, de nombreuses entreprises sherbrookoises profitent des marques de commerce de la Fête du Lac des Nations sans leur autorisation.  L’offre aurait même grandement augmenté au cours des dernières années. Il y a une discussion à avoir avec ces gens-là [...] qu’il y ait un échange de partenariats, de services, d’argent pour que mutuellement on en bénéficie, lance Jean-Pierre Beaudoin.  

Il y a plus de 20 000 personnes qui regardent les feux à l’extérieur du site, alentour du lac des Nations.

Jean-Pierre Beaudoin, directeur de la Fête du Lac des Nations, citant une étude de Loto-Québec

Le directeur de l’événement est bien conscient qu’il est impossible d’empêcher les gens d’observer les feux d’artifice d’ailleurs que sur le site. Mais si les milliers de personnes qui observent les feux depuis l’extérieur du parc Jacques-Cartier ne venaient, ne serait-ce qu’une fois, à l’intérieur du site, les retombées permettraient à l’organisation de bonifier la compétition pyrotechnique et la programmation musicale, estime--t-il.

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