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Un syndicat juge insuffisante l’embauche de 65 agents des services correctionnels

Un agent de sécurité marche dans le couloir d'un centre de détention.

Le syndicat des gardiens de prison réclame plus de postes a' temps plein

Photo : CBC / CORRECTIONAL SERVICE OF CANADA

Radio-Canada

L'embauche de 65 agents des services correctionnels ne satisfait pas le syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO). Selon ce syndicat, les nouveaux agents occuperont des postes de remplacement.

L’Ontario a annoncé vendredi l’emploi de 65 agents des services correctionnels nouvellement diplômés.

Le SEFPO juge toutefois ce nombre insuffisant et estime que les postes créés ne sont pas adaptés aux exigences des gardiens des prisons.

Nous demandons depuis longtemps la création de 300 nouveaux postes à temps plein pour mieux surveiller les détenus, déclare le porte-parole du SEFPO, Timothy Humphries.

En 10 ans, le gouvernement n’a créé que 24 nouveaux postes à temps plein, c’est insuffisant

Timothy Humphries, porte-parole du SEFPO

De son côté, le porte-parole du ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels de l'Ontario, Andrew Morrison, affirme que le ministère a formé et embauché 172 agents des services correctionnels depuis décembre 2018.

Sur le site internet de la province, on peut lire que les nouveaux agents des services correctionnels sont embauchés par voie d’un contrat à durée déterminée. Ils font des quarts de travail sur appel ou pour remplacer des collègues en vacances ou en arrêt de travail, et qu'au bout d'un certain temps, ils peuvent devenir employés permanents à temps plein.

M. Morrison affirme que le gouvernement s'est clairement engagé à fournir plus de ressources aux services correctionnels de la province, notamment en embauchant et en formant davantage d'agents de correction.

Nous continuerons de fournir au personnel de première ligne toutes les ressources dont il a besoin pour sa sécurité, tout en favorisant la réadaptation des personnes détenues dans nos établissements correctionnels, a déclaré la solliciteure générale de l'Ontario, Sylvia Jones.

La province a précisé que les diplômés sortent d'une formation exhaustive de huit semaines sur la santé mentale, les cultures autochtones et les techniques de gestion des personnes détenues et que, une fois déployés, ils continueront d'être formés et encadrés.

65 nouveaux agents répartis dans 11 établissements:

  • 3 dans la région du Nord
  • 13 dans la région de l'Ouest
  • 6 dans la région de l'Est
  • 43 dans la région du Centre

Le SEFPO réclame depuis plusieurs années une réponse appropriée aux revendications des agents des services correctionnels.

Il estime qu'il faut un milliard de dollars sur trois ans pour résoudre la crise qui secoue selon lui le système carcéral. Ce montant est nécessaire, selon le SEFPO, pour construire de nouvelles prisons, embaucher du personnel supplémentaire et étoffer les services en santé mentale dans les établissements de la province.

Toronto

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