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La pêche au homard en plein été doit cesser, selon un regroupement de pêcheurs

« Ce qu’on demande, ce n’est pas d’empêcher la pêche [de subsistance], c’est de changer un peu la période de pêche. »

Une larve de homard

Photo : Pêches et Océans Canada

Radio-Canada

Inquiète pour la préservation de la ressource, l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) demande à Ottawa d’interdire toute pêche au homard au coeur de l’été, c’est-à-dire du 7 juillet au 7 août, parce qu’il s’agit d’une période critique d’éclosion et de développement des larves de homard.

La pêche commerciale au homard est d’ailleurs fermée durant cette période. Mais des pêcheurs autochtones vont quand même en mer parce qu’ils disposent, en toute saison, d’un droit de pêche de subsistance reconnu par les tribunaux.

Cette pêche, même si elle est limitée, est problématique, selon l’UPM, qui représente des pêcheurs commerciaux des trois provinces maritimes.

En permettant la pêche pendant cette période, la manipulation des femelles peut être très néfaste pour la santé des œufs et elle peut avoir un effet traumatique sur la santé des homards femelles, explique l’organisation par voie de communiqué. Cela pourrait même empêcher l’éclosion des œufs.

Elle dit avoir demandé à plusieurs reprises au gouvernement fédéral d’agir, mais a décidé d’intervenir publiquement parce que les solutions n’arrivent pas assez vite, selon les mots de Martin Mallet, directeur général de l’UPM.

Martin Mallet de l'Union des pêcheurs des Maritimes

Selon Martin Mallet de l'Union des pêcheurs des Maritimes, le gouvernement fédéral doit agir pour assurer à long terme la santé des stocks de homard.

Photo : Radio-Canada

Il se dit conscient qu’il s’agit d’un dossier sensible : deux jugements de la Cour suprême du Canada ont reconnu et balisé les droits de pêche et de chasse des Premières Nations, le jugement Sparrow en 1990 et le jugement Marshall neuf ans plus tard.

Il ne s’agit toutefois pas de droits absolus : le gouvernement fédéral peut imposer certaines limites, notamment pour protéger des espèces.

C’est ce que réclame l’Union des pêcheurs des Maritimes. « Nous ce qu’on demande, ce n’est pas d’empêcher la pêche, c’est de changer un peu la période de pêche. Si ça pouvait être fait à l’extérieur de la période critique de reproduction et de mue [...], c’est simplement de déplacer un peu l’effort de pêche à l’extérieur de cette période-là », affirme Martin Mallet.

Pêches et Océans Canada n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.

Chez les Premières Nations de la région, il n'existe pas de regroupement de pêcheurs qui participent à la pêche à des fins alimentaires, sociales et cérémoniales.

Toutefois, Roger Augustine, chef régional de l'Assemblée des Premières Nations pour le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard, dit qu'il aurait souhaité que l'Union des pêcheurs des Maritimes s'adresse d'abord à eux avant de s'adresser au ministère fédéral.

Avec des renseignements de Sophie Désautels

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