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Évadé de la prison d'Amos en 2018, il écope de 2 ans de pénitencier

Photo de Dominic Houle qui purgeait une peine au centre de détention d'Amos.

Dominic Houle s'était échappé de la prison d'Amos en 2018 avant d'être retrouvé 18 heures plus tard. (archives)

Photo : Courtoisie Sûreté du Québec

Piel Côté

Dominic Houle, qui s'était évadé de la prison d'Amos en juillet 2018, n'a eu qu'à pousser les barreaux de sa cellule pour réussir son opération. Il était de retour au tribunal vendredi matin et le juge Marc Ouimette l'a condamné à deux ans de pénitencier à la suite de la recommandation commune des procureurs.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2018, Dominic Houle s'est évadé de la prison d'Amos.

Il était détenu dans un bâtiment modulaire temporaire, à côté de l'établissement de détention. Ce type de bâtiment était utilisé pour des détenus qui ne représentent pas beaucoup de risques.

Interrogé par La Presse Canadienne en 2018, le président du syndicat des agents correctionnels, Mathieu Lavoie, avait expliqué que ces bâtiments modulaires temporaires étaient en quelque sorte des roulottes de chantier transformées en cellules pour combler le manque d'espace dans les établissements de détention.

De notre point de vue, ce sont des prisons de carton, avait alors déploré M. Lavoie.

L'évasion de Dominic Houle a donc été relativement facile. Il n'a eu besoin que de pousser les barreaux de sa chambre. Aucune violence ni aucun outil n'ont été requis pour arracher les barreaux.

Par la suite, il a escaladé la clôture pour aller retrouver sa conjointe, qui l'attendait à l'extérieur.

Il avait néanmoins été retrouvé à St-Dominique-du-Rosaire, 18 heures plus tard, à la suite d'informations qui avaient été transmises par un chauffeur de taxi.

Changement de peine

Au tribunal, Dominic Houle a admis qu'il souffrait de dépendance affective et qu'il voulait aller retrouver sa conjointe de l'époque.

Pour expliquer son geste, Dominic Houle a affirmé avoir souffert d'une dépression, alors qu'on venait de changer sa peine d'emprisonnement dans la collectivité en une peine de détention à la prison d'Amos.

Il se retrouvera donc dans un pénitencier fédéral pour les deux prochaines années. À sa sortie, il sera en probation pour deux années supplémentaires.

L'évasion, c'est une grosse histoire de ma vie, même si ça vous est présenté ici comme une affaire broche à foin, a-t-il dit en s'exprimant au tribunal.

Le juge, de son côté, a répondu qu'il venait de passer dans une nouvelle ligue avec une peine de détention dans un pénitencier et qu'il devait se reprendre en main.

Abitibi–Témiscamingue

Justice