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Les changements entourant le recrutement de personnel inquiètent dans l’est ontarien

Le local comprend entre autres une grande table avec des chaises et un babillard où sont affichées des offres d'emplois.

Le Centre de services à l'emploi de Prescott-Russell, à Hawkesbury, est un point de chute autant pour les entreprises que pour les gens à la recherche d'un travail.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Denis Babin

Les changements annoncés par le gouvernement ontarien dans les services à l'emploi suscitent des inquiétudes dans l'est de la province. Dans les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), certains craignent une éventuelle perte de services en français.

Dans un premier temps, le gouvernement de Doug Ford veut confier la tâche de sélectionner les pourvoyeurs de services d'aide à l'emploi à des « gestionnaires ».

Ces derniers seront choisis par l'entremise d'un processus d'appel d'offres lancé tout récemment.

Dans les CUPR, le rôle de pourvoyeur est notamment joué par le Centre des services à l'emploi (CSEPR) depuis plus de 35 ans.

Ç'a des impacts énormes pour les organismes comme le [nôtre], souligne la directrice générale du CSEPR, Caroline Arcand. On n'aura plus de contrat avec le ministère [de la Formation et des Collèges et Universités], mais bien avec des [gestionnaires].

Il y a une inquiétude à savoir […] qui deviendra le [gestionnaire] pour notre district.

Caroline Arcand, directrice générale du CSEPR

15 nouvelles zones

Par la suite, l’Ontario veut créer 15 nouvelles zones où les services d'aide à l'emploi seront offerts. Chacun de ces territoires sera attribué à un gestionnaire.

Les CUPR se retrouveraient ainsi à l'intérieur de la zone d'Ottawa, laquelle comprendrait aussi les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry, de Leeds et Grenville, de même que le Comté de Lanark.

Quand on pense à des régions comme Ottawa, par exemple, où il y a plusieurs fournisseurs de services, ce n'est pas impossible qu'un [gestionnaire veuille] contracter avec un nombre plus restreint de [pourvoyeurs], précise Mme Arcand.

Selon elle, il est impératif que cette transformation du système tienne compte de la réalité francophone des CUPR.

Selon le dernier recensement, la région compte plus de 56 000 résidents de langue française, soit environ 64 % de la population.

La réalité dans [les CUPR] n'est pas la même qu'à Ottawa, ajoute-t-elle. On a des stratégies qui reflètent les réalités de notre environnement, [de notre] contexte socio-économique. […] Dans certains cas, ça pourrait signifier différents impacts à différents niveaux pour la clientèle.

Un service apprécié par les commerçants locaux

Au fil des ans, le CSEPR a tissé des liens étroits, non seulement avec les chercheurs d'emploi, mais aussi avec la communauté des affaires.

Joël Godin, président du Groupe Godin – qui est propriétaire de cinq centres de rénovation en Ontario et au Québec – fait partie des commerces bénéficiant du « service personnalisé » offert par la société à but non lucratif.

Je trouverais ça triste de perdre le [CSEPR] ici [à Hawkesbury]. Parce que [le personnel] nous a aidé à [combler] des postes à plusieurs reprises, raconte l'homme d'affaires. Au Québec, [où l'entreprise possède trois magasins], je n'ai pas ce service-là. Je vois la différence.

Le gouvernement de Doug Ford veut implanter ces changements de façon progressive.

À court terme, cette nouvelle approche sera mise à l'essai dans trois zones déjà désignées au cours des prochains mois. Celle d'Ottawa n'en fait pas partie.

Ottawa-Gatineau

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