•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Toronto resserre la sécurité des services de covoiturage commercial comme Uber et Lyft

Logos d'Uber et Lyft affichés dans la fenêtre arrière d'un véhicule routier.

Les compagnies de covoiturage commercial Uber et Lyft accueillent favorablement les mesures supplémentaires adoptées par la Ville de Toronto.

Photo : Reuters / Lucy Nicholson

Myriam Eddahia

Le conseil municipal de Toronto a adopté vendredi une série de mesures pour améliorer la sécurité des services de covoiturage commercial comme Uber et Lyft. Ces changements concernent entre autres la formation des chauffeurs et la sécurité routière.

Ces changements visent à améliorer la sécurité et l’accessibilité dans les services de covoiturage commercial, mais aussi les taxis et les limousines.

À partir du 1er janvier 2020, le nombre minimum d'années d'expérience de conduite passera d'un an à trois ans.

Il sera aussi obligatoire pour tous les chauffeurs de suivre un programme de formation d'une tierce partie approuvée par la Ville.

Les thèmes du programme seront entre autres :

  • le transport des passagers de manière sécuritaire
  • la conduite en milieu urbain
  • fournir un service accessible [aux personnes à mobilité réduite]
  • l'antiracisme, la diversité et la sensibilité
  • Connaissance des exigences légales

Tous les chauffeurs devront également mettre des avis Attention aux vélos sur leurs véhicules.

Les entreprises de covoiturage commercial devront aussi envoyer des notifications aux passagers pour leur rappeler de faire attention aux cyclistes avant de quitter le véhicule.

La Ville de Toronto exigera aussi que tous les appareils [électroniques] soient solidement fixés sur un support dans leur véhicule.

Les chauffeurs devront obligatoirement indiquer qu'une caméra est utilisée pour enregistrer les passagers.

Améliorer l'accessibilité

Pour ce qui est de l'amélioration de l'accessibilité des services, la Ville de Toronto mettra en place un programme de fonds qui sera financé au moyen d’une redevance réglementaire imposée aux membres de l’industrie qui ne fournissent pas un service accessible en fauteuil roulant.

La sécurité du public est notre priorité. Ces nouvelles mesures représentent une étape indispensable dans la protection des résidents et des visiteurs de cette ville. Peu importe leur destination ou la distance du trajet, nous voulons nous assurer que les passagers aient accès au service et qu'ils se rendent à destination en toute sécurité.

John Tory, maire de Toronto

La Ville de Toronto rapporte que ces mesures ont été adoptées après, entre autres, un travail de recherche et 18 consultations publiques au cours des deux dernières années.

Les entreprises Uber et Lyft accueillent favorablement ces changements.

Le règlement municipal actualisé sur le covoiturage à Toronto permet à Lyft de continuer de prioriser la sécurité, tout en garantissant aux Torontois un moyen de transport fiable et abordable. Nous sommes impatients de collaborer avec la Ville de Toronto lors de la mise en place du règlement [municipal] révisé, a déclaré une porte-parole de Lyft, Campbell Matthews.

Pour ce qui est d'Uber, la société remercie la Ville de Toronto, le personnel et les conseillers municipaux pour leur travail et assure que la sécurité est une priorité.

L'ombre d'un accident tragique

En mars 2018, un accident mortel sur l'autoroute Gardiner avait fait réagir des membres de la communauté torontoise.

Un homme de 28 ans, Nicholas Cameron, a perdu la vie alors que lui et son amie se rendaient à l'aéroport Pearson de Toronto à bord d'un Uber.

Le chauffeur de 23 ans s'était garé sur l'aile gauche de la voie rapide de l'autoroute Gardiner pour prendre son téléphone portable sur le sol de la voiture avant de reprendre la route.

La voiture a alors été frappée par-derrière par un véhicule roulant à toute vitesse, brisant le cou de la victime.

Le chauffeur a été condamné à une période de deux ans de probation. Uber avait par ailleurs indiqué avoir révoqué le contrat de covoiturage commercial du jeune homme.

Cas présumés d'agressions sexuelles

Au moins quatre cas d’agressions sexuelles présumées ont été rapportés à la police depuis le mois d’avril.

Uber réitère l'importance d'assurer la sécurité de ses clients et de ses chauffeurs.

Par exemple, les applications mobiles d'Uber et de Lyft permettent aux clients de partager l'itinéraire avec leurs contacts.

L'application d'Uber permet aussi d'avoir rapidement accès au 911 pendant le trajet sans avoir à quitter l'application.

La violence et les agressions sexuelles sont horribles et inacceptables [...] Nous continuons de collaborer avec des experts en sécurité et d’investir dans la technologie pour trouver des moyens [d'assurer] la sécurité des clients et des chauffeurs, a déclaré un porte-parole d'Uber, Josh McConnell.

Uber Canada est par ailleurs partenaire avec des groupes comme le Conseil des femmes victimes de violence de Toronto pour aider à sensibiliser et à lutter contre les crimes fondés sur le sexe dans tout le pays.

Les deux compagnies assurent faire une vérification annuelle des antécédents criminels de chaque candidat qui souhaite devenir un chauffeur à travers leurs plateformes.

Pour ce qui est de Lyft, la compagnie affirme que la vérification du casier judiciaire canadien provient des bases de données de la Gendarmerie royale du Canada.

Lyft examine ensuite les résultats de ces contrôles et disqualifie les candidats qui ne respectent pas les normes de Lyft et les réglementations locales.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Politique municipale