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Incendie à Bas-Caraquet : la négligence des pompiers doit cesser selon un expert

De nombreux pompiers s'activent devant l'église de Bas-Caraquet.

Des pompiers sont entrés dans l'église en flammes sans porter leurs appareils respiratoires.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Radio-Canada

Un changement de culture s’impose au sein des services d'incendie du Nouveau-Brunswick, selon Robert Henley, ancien pompier et expert en incendies. Il est d’avis que la culture actuelle entourant la sécurité des pompiers dans la province minimise les risques.

Jeudi, l'ancien chef du service d'incendie de la Ville de Caraquet, Marc Landry, a reconnu en Cour provinciale avoir omis de porter l'équipement de protection requis lors de l'incendie de l'église de Bas-Caraquet, en juin 2018.

Des pompiers étaient entrés dans l'église sans cet équipement.

Cette négligence de la part de Marc Landry a certainement eu un impact sur la lutte contre le feu qui a détruit l’église de Bas-Caraquet, estime Robert Henley. Sans appareils respiratoires, ils n’ont probablement pas été capables de poser certaines actions pour éteindre le feu.

Robert Henley expert en incendie

Robert Henley, expert en incendie, estime qu'il y a un problème de culture au sein des services d'incendie au N.-B. Les risques ne sont pas suffisamment pris au sérieux à son avis.

Photo : gracieuseté de Robert Henley

Coupable, Marc Landry devra payer une amende de 2000 $.

Selon l’expert, cette somme est insuffisante et ne contribue que très peu au changement de culture qu’il juge nécessaire.

La vie des hommes qu’on expose vaut beaucoup plus que 2000 $.

Robert Henley, expert en incendies

Un type de « négligence rare »

À sa sortie du palais de justice, l’ancien chef pompier Marc Landry a minimisé l’affaire. C’est comme si je me promenais avec mon char pas de ceinture, la police me voit, donne une [amende], c’est ça que c’est… Il n’y a rien de plus à dire là-dessus, a-t-il lancé aux médias.

Marc Landry, ex-chef de brigade des pompiers de Caraquet/Bas-Caraquet.

Marc Landry, ex-chef de brigade des pompiers de Caraquet/Bas-Caraquet.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Ce type de négligence est rare et inquiétant, affirme M. Henley. Une telle interprétation de l'affaire minimise, à son avis, les risques aux pompiers lors de la lutte contre les incendies.

Il faut qu’il y ait un changement de culture [...] C’est irresponsable.

Robert Henley, expert en incendies

En plus de nuire aux interventions, ne pas porter d’appareils respiratoires dans la fumée comporte d’importants risques d’intoxication.

C’est sérieux. Ça peut causer des cancers, des maladies cardiaques. Ce n’est pas anodin. Ils doivent changer cette mentalité dans ce coin-là et prendre la situation au sérieux, poursuit l’expert en incendies.

Il souligne qu’à Montréal, un tel changement de mentalité a eu lieu au fil des ans.

Maintenant, les appareils respiratoires sont obligatoires.

Nouveau-Brunswick

Prévention et sécurité