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Défilé de la Fierté à Hamilton : le conseil de police considère une enquête indépendante

Un homme en uniforme de policier parle à un micro. Gros plan de son haut de corps.

Le chef de la police de Hamilton, Eric Girt, a défendu son déploiement des policiers lors du défilé de la Fierté à Hamilton qui a connu des perturbations.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

Le conseil de police de Hamilton pourrait aller de l’avant avec une enquête externe pour évaluer sa gestion des débordements qui ont eu lieu entre un groupuscule d’extrême droite religieuse et des membres de la communauté LGBTQ+ lors du défilé de la Fierté en juin.

Les membres du conseil de police ont toutefois choisi de reporter leur décision sur la tenue d'une enquête externe après avoir discuté et écouter des présentations pendant plus de deux heures jeudi.

Avant de prendre une décision, les membres du conseil veulent d’abord étudier les avantages d’une enquête.

La police de Hamilton a reçu deux plaintes liées à son service et une plainte d'inconduite en lien avec la réponse de la police aux interactions violentes qui ont eu lieu lors du défilé de la Fierté.

En temps normal, une plainte d'inconduite est traitée directement par le Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police (BDIEP).

Une plainte de service toutefois, est d’abord traitée par le chef de la police, puis par le BDIEP si le plaignant n’est pas satisfait du rapport du chef.

C’est à propos de cette enquête que des membres du conseil ont soulevé l’idée d’une enquête indépendante, pour éviter une apparence de conflit d’intérêts.

Mais le chef de police, Eric Girt, assure qu’il n’a pas peur d’effectuer ce travail et de discipliner ses rangs.

Discussions interrompues par des manifestants

La rencontre a été interrompue durant une trentaine de minutes, lors desquelles des membres de la communauté LGBTQ+ criaient des insultes aux policiers présents dans la salle.

Les manifestants accusent les policiers de ne pas suffisamment protéger la communauté LGBTQ+ de Hamilton.

La rencontre a été reprise après que les manifestants sont sortis de la salle et qu’on leur ait bloqué l'accès à la salle.

Seules la participation des médias et celle des délégations qui devaient faire des présentations ont ensuite été acceptées.

D'autres critiques envers la police

Lors d’une des présentations, une membre de Pride Hamilton, Tanya Hendriks, a affirmé que les policiers n’avaient pas convenablement aidé les membres de la communauté LGBTQ+ lors de l'incident de la Fierté.

Selon elle, des policiers auraient eu des commentaires inappropriés lorsqu'ils ont demandé aux organisateurs de la Fierté pourquoi ils n’avaient pas notamment autorisé les policiers armés et en uniforme à se trouver dans l'espace réservé aux événements et pourquoi ils n'ont pas laissé la police installer, comme elle l'aurait voulu, un espace de recrutement dans le cadre de l'événement.

Ces commentaires froids ont été faits juste après que nous ayons témoigné d’une attaque violente de suprémacistes blancs envers des membres de notre communauté, soutient Mme Hendriks.

Le chef Eric Girt a pour sa part réfuté ces critiques lors de la rencontre.

Certains organisateurs d’événements nous laissent installer le kiosque de recrutement, d’autres non. Ça ne m’insulte pas, a-t-il dit.

Le conseil de police devrait se rencontrer d’ici la fin du mois de septembre pour notamment prendre une décision à propos de la tenue d'une enquête externe.

Si le conseil de police va de l’avant, le chef de la police aura 60 jours pour compléter celle-ci.

Avec les informations de Colin Côté-Paulette

Toronto

Communauté LGBTQ+