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Les employés de CarePartners demandent « des conditions de travail viables »

Une trentaine de personnes marche brandissant des drapeaux et des affiches.

Des politiciens et d’autres syndicats sont venus appuyer le Syndicat des Métallos lors du rassemblement.

Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Radio-Canada

Dans le Nord de l’Ontario, les employés administratifs du pourvoyeur de soins à domicile CarePartners sont en lock-out depuis sept semaines. Ils ont tenu un rassemblement jeudi pour dénoncer leurs conditions de travail et demander que leurs employeurs reviennent à la table de négociation.

Les employés, membres de la section 2020 des Métallos, coordonnent la prestation de soins à domicile partout dans le Nord de l’Ontario.

Ils accusent leur employeur de tenter de les priver de leurs avantages sociaux.

Ils veulent nous enlever notre pension, nos soins de santé, nos prestations d’invalidité à court et à long terme, et même nos congés de maladie, affirme la représentante syndicale des employés de CarePartners, Jessica Montgomery.

Selon une employée, les salaires augmentent moins que le taux d’inflation.

Lise Gélinas, adjointe administrative pour CarePartners

Lise Gélinas, adjointe administrative pour CarePartners

Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Je suis avec la compagnie depuis six ans et demi et lors des premiers quatre ans, j’ai eu une augmentation de 11 cents de l’heure, se rappelle Lise Gélinas, révoltée. Je peux vous dire que le coût de la vie a augmenté de beaucoup plus que 11 cents.

CarePartners nous donne des peanuts!

Lise Gélinas, adjointe administrative pour CarePartners

Un taux de roulement de 85 %

Le syndicat dit qu’il souhaite arriver à des conditions de travail soutenables, qui permettraient de réduire le taux de roulement.

Une femme posant près de pancartes pendant une manifestation.

La présidente syndicale pour les employés de CarePartners, Jessica Montgomery.

Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Depuis que les employés se sont syndiqués en 2014, 26 des 30 employés ont quitté leur poste, explique Mme Montgomery.

Elle montre du doigt ce qu’elle nomme une culture d'intimidation et de harcèlement.

Les employés se retrouvent sans recours, dit-elle, puisque l’employeur mène lui-même les enquêtes sur le harcèlement en milieu de travail.

Ils demandent donc qu’un représentant syndical se joigne aux enquêtes.

Ça serait payé par le syndicat donc ça ne coûterait absolument rien à CarePartners, souligne la présidente. Mais la compagnie refuse.

L’impact sur le service en français

Les employés administratifs sont en lien direct avec les patients, même s'ils ne se rendent pas chez eux.

C’est nous qui parlons aux patients quand ils ont besoin de services, indique Mme Montgomery.

Lors du lock-out, ces services sont transférés dans les bureaux du sud de la province.

Mme Montgomery s’inquiète que les patients ne puissent donc pas recevoir du service en français

Nous avons des patients à Sudbury, à Timmins, à Kapuskasing, à Hearst, etc. La majorité d’entre eux parlent français, explique-t-elle.

Malheureusement, lorsque notre travail est transféré dans le Sud, [...] nos patients ne reçoivent pas de soins dans la langue de leur choix.

Jessica Montgomery, La présidente de la section locale du syndicat des Métallos

Réaction politique

CarePartners est entièrement financé par le ministère de la Santé, explique la députée provinciale de Nickel Belt et porte-parole de l'opposition en matière de santé, France Gélinas.

Disant qu’elle ne veut pas se mêler des revendications syndicales, elle souligne qu’il y a place à des négociations.

France Gélinas.

La députée provinciale de Nickel Belt, France Gélinas, a appuyé les employées lors du rassemblement.

Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Ces femmes-là ont des diplômes universitaires, elles ont des diplômes collégiaux, et elles gagnent 16 $ de l’heure, indique Mme Gélinas.

Elles s’occupent de 10 000 visites par mois, pour lesquelles CarePartners reçoit en général 50 $ par visite. Je vous laisse faire le calcul.

France Gélinas, députée de Nickel Belt

La députée espère que les négociations se concluent sous peu.

Des centaines de résidents de Nickel Belt dépendent de ce service, dit-elle. Sept semaines, c’est long. On a besoin que les négociations reprennent pour qu’ils puissent offrir des services aux gens de tout le Nord-Est.

CarePartners n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue.

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