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Moins de sous-traitance, mais un meilleur déneigement, promet la Ville du Grand Sudbury

Une déneigeuse à trottoir en action.

La qualité du déneigement des trottoirs suscite souvent la grogne des résidents du Grand Sudbury (archives).

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Bienvenu Senga

Même en ayant recours à moins de sous-traitants et en exigeant moins d'heures supplémentaires à ses employés, la Ville du Grand Sudbury soutient que le déneigement et l’entretien hivernal des routes seront désormais de meilleure qualité et coûteront moins cher aux contribuables.

Au terme de plus de trois mois de négociations, les employés municipaux du Grand Sudbury ont ratifié mardi un nouveau contrat de travail avec leur employeur. L’entente sera valide pour les quatre prochaines années.

Selon la Ville, le contrat qui établit un équilibre entre les besoins des employés et la responsabilité fiscale prévoit entre autres l’amélioration de l’entretien hivernal des routes et une réparation plus rapide des tuyaux brisés ou gelés.

Un camion épand des sels de déglaçage.

Une nouvelle convention collective a été ratifiée (archives).

Photo : Radio-Canada

La Ville compte également réduire son recours aux services de sous-traitance et aux heures supplémentaires, en embauchant six nouveaux employés à temps plein.

Au lieu de faire des horaires de travail de 16 heures par jour, cinq jours par semaine, comme c’est le cas actuellement, avec les nouveaux employés que nous ajouterons, nous pourrons faire des horaires de travail de 16 heures par jour, sept jours par semaine, explique la directrice des ressources humaines et du développement organisationnel à la Ville du Grand Sudbury, Joanne Kelly.

Selon la convention collective précédente échue le 1er avril, le recours aux employés municipaux les fins de semaine pour l’entretien des routes exigeait une rémunération en heures supplémentaires.

Selon Mme Kelly, une analyse des coûts et avantages de l’embauche de personnel additionnel a prouvé que la mesure permettrait à la Ville de faire des économies à long terme.

Les sous-traitants doivent certainement nous facturer pour leur temps et leur équipement, mais ils doivent aussi faire des profits alors qu’on ne doit pas faire cela avec des employés de la Ville.

Joanne Kelly, directrice des ressources humaines et du développement organisationnel, Ville du Grand Sudbury

Étant donné que chaque hiver est différent du précédent dans le Grand Sudbury, Mme Kelly note toutefois qu’il est difficile de préciser la somme d’argent qui sera [ainsi] économisée.

Pas un dénigrement du travail des sous-traitants

Même si la qualité du déneigement des trottoirs suscite souvent la grogne des résidents de la ville du nickel, Mme Kelly souligne que la décision d’avoir moins recours aux sous-traitants ne traduit pas la reconnaissance d’un travail mal accompli par ces derniers.

Les employés de la Ville acquièrent de l’expertise qui leur permet de fournir des services de haute qualité à la communauté [...] mais nous exigeons également un service de bonne qualité de nos sous-traitants. Mais il est plus avantageux pour nous d’avoir notre propre personnel qu’on peut déployer selon l’horaire que nous voulons, affirme-t-elle.

Plusieurs édifices du centre-ville du Grand Sudbury.

La Ville du Grand Sudbury compte environ 1500 employés municipaux (archives).

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

Des négociations « très difficiles », selon le syndicat

Si les cols blancs ont voté en faveur de la nouvelle convention collective à 91 %, les cols bleus n’ont soutenu l’entente qu’à 62 %.

Je ne vais pas le cacher, les négociations ont été très difficiles pour les deux parties. Il y avait beaucoup plus de points contentieux pour l’unité des cols blancs que pour celle des cols bleus.

Michael Bellerose, président de la section locale 4705 du Syndicat canadien de la fonction publique

Même si les deux groupes d’employés bénéficieront des mêmes hausses salariales au cours des quatre prochaines années, selon M. Bellerose, les revendications des cols blancs portaient moins sur la qualité de vie que celles des cols bleus.

Parmi les équipes des travailleurs routiers, il y a des gens qui travaillent depuis longtemps selon un horaire précis et pour eux, un changement d’horaire a des effets sur leur qualité de vie et ils ne sont vraiment pas contents, fait-il savoir.

Il applaudit toutefois les nouveaux services de soins de santé mentale auxquels auront désormais accès tous les employés et en particulier les services de soutien qui seront mis à la disposition des premiers répondants.

La nouvelle convention collective, qui prendra fin en 2023, aura permis d'éviter ce qui aurait été une toute première grève des employés municipaux depuis la fusion du Grand Sudbury en 2001.

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