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Les pèlerins de Ponteix fidèles à leur statue « miraculeuse » depuis 85 ans

Des hommes portent une base recouverte de tissu bleu, sur laquelle est installée une statue de la Vierge Marie. Ils sont suivis par un groupe de fidèles.

Après la messe, les fidèles font une procession à la chandelle. Les hommes transportent la Piéta.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Nicole Lavergne-Smith

Sa douleur est gravée sur son visage. 

Marie tient dans ses bras, son fils, mort sur La Croix. 

La Piéta, cette statue, dite miraculeuse, occupe une place de choix devant l’église. 

Elle est au coeur du pèlerinage de Ponteix, au sud de Swift Current, qui vient de célébrer son 85e anniversaire. 

Depuis 1934, tous les 16 juillet, les fidèles se rassemblent à Ponteix. 

À l’époque de la Grande Dépression, les paroissiens souffraient de grande sècheresse et se sont dit qu’il fallait faire quelque chose. 

Le pèlerinage au début attirait les foules. Des gens venaient en train et on dit qu’il n’y avait même pas assez de places dans l’église. 

Un 85e anniversaire toujours fréquenté

En ce 16 juillet, environ 200 personnes étaient sur place. 

En ouverture de ce pèlerinage, dans l’après-midi, Soeur Jocelyne Monette leur a parlé d’un pèlerinage à Israël. 

Après la messe en soirée, un groupe d’hommes ont porté la statue sur leurs épaules et les pèlerins ont suivi, avec des chandelles à la main, en chantant et en priant fort dans la rue. 

Dans l’ancien diocèse de Gravelbourg, on est les seuls qui faisaient un pèlerinage à la Vierge, raconte Guy Roberge. La raison d’être du pèlerinage c’est de plaire à Jésus. Quelle meilleure manière de plaire à Jésus qu’honorer sa mère! 

La Piéta dans l'église de Ponteix. Marie porte le corps de Jésus sur ses genoux.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Piéta date du 15e siècle. Elle a été sculptée par un moine en France.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Si elle pouvait parler, cette statue, qui a été sculptée au 15e siècle, en raconterait des histoires.  

Le simple fait qu'elle a traversé les ans tient presque du miracle. 

Laurent Desrosiers, un bénévole qui dirige des visites guidées de l'église, raconte qu'elle a échappé aux destructions du patrimoine religieux de la Révolution française.

Laurent Desrosiers est debout devant l'autel dans l'église.

Laurent Desrosiers est bénévole à l’église.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

La statue a été offerte par le fondateur de la paroisse, l’Abbé Albert-Marie Royer. Après son arrivée en Saskatchewan de la France, elle a été réexpédiée en Europe par erreur pour revenir seulement deux ans plus tard. 

Elle a également survécu quand l’église de Ponteix a brûlé en 1923. 

Tout a été perdu, absolument tout, sauf un article et c’est la Madone, se souvient Laurent Desrosiers.

Sur les murs de l’église, une vingtaine de plaques de remerciements sont accrochées pour les différentes faveurs qu'elle a accordées, par exemple des guérisons.

Elle a toujours répondu aux prières de Guy Roberge.

C’est gênant même de demander parce que j’ai toujours ce que je demande. J’ai toujours ce que j’ai demandé quand j’ai demandé des choses qui ont du bon sens.

Laurent Desrosiers, bénévole à l’église de Ponteix

Cette année, Maurille Hammond, un sculpteur de la région, a retravaillé la statue. Il a notamment  réparé la jambe et les doigts de Jésus, il a renforcé la base et il l’a repeinturée. 

La Piéta restaurée est maintenant prête à répondre aux prières des fidèles pour des années à venir. 

Saskatchewan

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