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Le PDG du Salon international du livre de Québec démis de ses fonctions

Philippe Sauvageau.

Philippe Sauvageau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Philippe Sauvageau, qui était suspendu temporairement de ses fonctions de PDG du Salon international du livre de Québec (SILQ) depuis le 16 avril en raison d'allégations de mauvaise gestion, est démis de ses fonctions. Il entend toutefois contester son congédiement.

La décision de le congédier a été prise au terme de l'enquête du comité spécial responsable de faire la lumière sur la mauvaise gestion de M. Sauvageau.

Le comité prend cette décision en raison de la gestion « déficiente » de M. Sauvageau et de « ses pratiques incompatibles avec les responsabilités qui lui sont dévolues ».

L'enquête du comité spécial, menée en partenariat avec la firme Mallette, portait notamment sur les frais de déplacement et la rémunération de Philippe Sauvageau alors qu'il était PDG du SILQ.

À la tête de l’organisation depuis 1998, le septuagénaire occupait aussi simultanément un deuxième emploi à Montréal.

Le Journal de Québec a notamment révélé que Philippe Sauvageau avait effectué 9 voyages au Bénin au cours des 12 dernières années. Ses missions ont coûté 30 000 $ au SILQ.

Une gestion de personnel déficiente

C'est particulièrement la gestion du personnel par M. Sauvageau qui a mené à son congédiement, selon John Porter, le président du conseil d'administration du SILQ. « La chose qui nous a le plus choqués, ça a été le comportement ou l'attitude de M. Sauvageau à l'égard du personnel du SILQ. Un personnel qu'il a souvent malmené avec un mode de gestion d'un autre temps ».

Les résultats de l'enquête du comité spécial tendent aussi à démontrer que M. Sauvageau « a utilisé de façon abusive et non justifiée les fonds du SILQ ».

Le Salon international du livre évalue maintenant ses recours contre son ancien PDG pour des actes « fautifs » ou de « nature frauduleuse ».

Le SILQ fait également son mea culpa. Il avoue qu'il a été incapable de surveiller et de remettre en question les décisions de son PDG, ce qui a « contribué à ce que les irrégularités » soient commises à répétition.

Il va contester son congédiement

L'ancien PDG affirmait avoir toujours « agi dans une totale transparence » dans le cadre de ses fonctions. Ses voyages au Bénin visaient, selon lui, à attirer ce pays francophone d’Afrique de l’Ouest au Salon international du livre.

L'avocate qui représente Philippe Sauvageau, Me Dominique Bougie, a d'ailleurs confirmé à Radio-Canada avoir reçu le mandat de contester le congédiement de son client.

Me Bougie refuse toutefois d'en dire plus sur les motifs de la contestation ou sur l'instance où se fera la contestation.

Philippe Sauvageau n'a pas accordé d'entrevue.

Avec les informations d'Alexandre Duval

Québec

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