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Inondations : Val-d'Or et Malartic exclues de la zone d'intervention spéciale

La 3e avenue à Val-d'Or.

La 3e avenue à Val-d'Or. (archives)

Photo : Radio-Canada / Emelie Rivard-Boudreau

Alexia Martel-Desjardins

Les villes de Val-d'Or et de Malartic ont confirmé qu'elles ont été exclues de la zone d'intervention spéciale, qui impose des limites sur la construction et la reconstruction dans les secteurs touchés par les inondations printanières.

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, indique que le territoire de la ville, par son emplacement, n'est pas à risque d'être inondé.

La région ici est sur la ligne de partage des eaux, alors on n'est pas au milieu ou en bas du bassin hydrographique, on est à la tête, explique-t-il. Alors on est moins susceptible, malgré la situation de cette année, aux zones inondables.

Le maire ajoute d'ailleurs que la Ville s'est assurée de ne pas permettre la construction de propriété dans des zones à risque dans les dernières années.

Il y a des gens qui sont venus au conseil municipal et qui nous imploraient de leur donner la permission de construire dans ces situations-là sur le bord du lac Blouin, et puis on regardait l'état des lieux et c'était dans une zone inondable, et on ne l'a pas autorisé, se rappelle-t-il. Alors on a été assez rigoureux là-dessus, donc ça nous sert au moment où on se parle.

Des zones qui nécessitent des modifications

Le maire Corbeil a de plus mentionné que la Ville travaille à corriger les cotes de niveau d'eau 0-20 ans et 0-100 ans, qui indiquent le risque d'inondation.

Alors la lecture qu'on a faite avec les professionnels qui ont été mandatés va nous amener à tout réviser cela à la hausse, plus haut que ce que c'était dans nos études, et à ce moment-là on va être encore plus prudent, affirme-t-il.

Le gouvernement du Québec a adopté lundi le décret sur la zone d'intervention spéciale et définira un nouveau cadre pour celle-ci à l'automne.

L'adoption du décret lève de plus le moratoire sur la délivrance de permis de construction et de reconstruction sur les terrains inclus dans la zone. Dorénavant, il sera permis de procéder à des réparations sur un bâtiment si les dommages sont évalués à moins de 50 % de sa valeur à neuf.

Hydro-Québec réagit

De plus, Hydro-Québec a répondu aux commentaires des citoyens qui dénoncent la mauvaise gestion des niveaux d'eau par les barrages hydroélectriques lors des inondations printanières.

Un barrage.

Le barrage du réservoir Dozois, situé dans la réserve faunique La Vérendrye, va permettre de retenir une bonne partie de l'eau entre l'Abitibi-Témiscamingue et l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Johanne Boissoneault, conseillère en relations avec le milieu chez Hydro-Québec, soutient que ses installations ne peuvent pas avoir d'impact sur la montée des eaux au printemps.

Même si le niveau d'eau à Rapide-Deux était haut, la rivière Kinojévis, avant d'arriver dans les lacs, elle fait 26 kilomètres de long, observe-t-elle. C'est impossible, de toute façon elle ne coule pas dans ce sens-là, que ça remonte 26 kilomètres pour créer des inondations.

Hydro-Québec a procédé à des analyses hydrauliques et avait rencontré les citoyens en 2008 afin de savoir si les centrales avaient un impact sur les niveaux d'eau, et Johanne Boissoneault dit que les résultats démontraient que la configuration de la rivière causait les inondations.

Il n'y a aucun doute, Hydro-Québec, on n'a pas d'impact avec la centrale de Rapide-Deux ni les autres qui sont sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue, assure-t-elle.

Johanne Boissoneault précise qu'Hydro-Québec contrôle les niveaux d'eau au réservoir Dozois par mesure de sécurité. Chaque année, on l'abaisse à son plus bas niveau, dit-elle. Le réservoir Dozois alimente les centrales de la région, «On l'abaisse pour contenir l'eau de la crue printanière qui va arriver», spécifie-t-elle.

Abitibi–Témiscamingue

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