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Grève dans à la Sépaq : les campings privés prêts à répondre à la demande

L'affiche du camping des Voltigeurs avec une pancarte annonçant la grève

Les employés du Camping des Voltigeurs ont commencé la grève mercredi.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

La grève déclenchée mercredi dans cinq établissements de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) privera forcément les vacanciers de certains services. De leur côté, les campings privés se disent prêts à accueillir les vacanciers déçus.

Au total, 300 employés répartis dans cinq sites de la province ainsi qu’au siège social de la Sépaq, à Québec ont débrayé. Les établissements touchés par la grève sont le parc de la Chute-Montmorency, le Manoir Montmorency, le Camping des Voltigeurs à Drummondville, le Centre touristique du Lac-Kénogami ainsi que le Centre touristique du Lac-Simon, en Outaouais.

Ce premier débrayage se veut un avertissement pour l’employeur, puisque si aucune entente n'intervient au cours des prochains jours, le syndicat prévoit déclencher une grève générale des 1500 travailleurs des parcs de la Sépaq dès samedi, qui marque le début des vacances de la construction au Québec, soit la période la plus achalandée de l’année.

Au total, 23 parcs nationaux pourraient être touchés par la grève dès samedi. Si tel était le cas, la direction de la Sépaq promet que ses cadres feront l'impossible pour maintenir un maximum de services. Toutefois, les piscines, entre autres, ne seront pas accessibles faute de sauveteurs.

La situation est suivie de près par certains propriétaires de campings privés. On a de la place pour accueillir au moins de 25 à 30 campeurs pour passer une belle fin de semaine sans pancarte, assure la propriétaire du camping Au Soleil Levant de Saint-Eugène-de-Grantham, Mylène Aubry.

Du côté du Camping La Détente à Drummondville, on soutient avoir une centaine de places disponibles. Des activités sont prévues tout au cours du week-end pour divertir les campeurs.

Sympathiques à la cause

La plupart des campeurs rencontrés au hasard sont plutôt sympathiques à la cause des syndiqués, dont le salaire moyen est d'environ 15 dollars l'heure.

Aussi, le spectre d'une diminution de service ne semble pas les ébranler. Ça ne m'inquiète pas parce que ces employés-là ont des droits et ils doivent être respectés. Je n'ai rien contre ça. On va camper pis on prendra ce que l'on a, a raconté l'un d'eux rencontré au Camping des Voltigeurs de Drummondville.

Moi, ça ne me dérange pas; je vais camper pareil, a ajouté un autre. Nous autres, ça ne nous affectera pas. Nous sommes ici seulement pour dormir. Après, nous allons nous promener! soutient un campeur.

LaSépaqassure qu’en cas de grève, tous les parcs demeureront ouverts au public.

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