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32 % des Québécois surveillent leurs enfants en tout temps durant la baignade, selon un sondage

Une bouée de sauvetage sur l'eau.

Plus de la moitié des Québécois affirment qu’ils passeront leurs vacances près d’un plan d’eau, selon un sondage de la Société de sauvetage.

Photo : iStock / BorisRabtsevich

Fanny Samson

Alors que le nombre de noyades a augmenté cette année au Québec, seulement 32 % des Québécois surveillent leurs enfants en tout temps, selon un sondage non probabiliste dévoilé par la Société de sauvetage.

Près du quart des répondants affirment plutôt dans ce sondage désigner un responsable de la surveillance de leurs enfants de 12 ans et moins.

D’autres disent les surveiller attentivement, dans 21 % des cas, tout en faisant une autre activité ou une autre tâche simultanément.

Ce que je retiens là-dedans : il y a peut-être 7 fois sur 10 que des parents se disent : "mon enfant sait nager, donc je n'ai peut-être pas lieu d'assurer cette surveillance-là, déplore le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.

La publication de ce sondage coïncide avec un nombre de noyades enregistré en hausse par rapport à 2018. La Société de sauvetage a recensé 35 noyades comparativement à 30 à pareille date l’an dernier.

Un homme en entrevue à la caméra à devant des plantes.

Le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.

Photo : Radio-Canada

La noyade chez un enfant, c'est 15 à 20 secondes, c'est un phénomène qui est silencieux. Pas le temps de faire autre chose [...] On peut dire qu'on a été chanceux, puisqu'il aurait pu y avoir plus de noyades, ajoute-t-il.

Meilleur parallèle que je ferais, est-ce que vous laisseriez un enfant de moins de 6 ans traverser la rue sans lui prendre la main? Moi, je suis persuadé que la réponse est non. C'est la même chose à côté de l'eau.

Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage, division Québec

« Un sauveteur désigné »

Selon Raynald Hawkins, l’idéal serait de nommer une personne responsable de la surveillance en tout temps, un sauveteur désigné.

On le fait bien avec la notion de conducteur désigné lors des soirées à consommation d'alcool. C'est la même chose par rapport à l'eau, soulève-t-il.

Des personnes qui se baignent dans une nouvelle piscine extérieure du secteur Lebourgneuf à Québec

Des personnes se baignent dans une piscine publique.

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Marie Maude Pontbriand

Si la personne responsable ne peut plus assumer sa responsabilité, elle devrait se faire remplacer ou faire sortir les enfants de l’eau.

La Société de sauvetage profite d’ailleurs de l’approche des vacances pour rappeler à la population de rester vigilante. Plus de la moitié des Québécois affirment qu’ils vont passer les prochaines semaines près d’un plan d’eau : lac, piscine ou rivière.

Se baigner ou savoir nager?

Le directeur général Raynald Hawkings rappelle que la sécurité des piscines est encadrée par des règlements municipaux, mais on ne viendra pas clôturer un lac.

Il croit aussi que plusieurs Québécois surestiment leur capacité ou celle de leurs enfants à savoir nager.

On sait plus se baigner que de savoir nager.

Raynald Hawkings, directeur général de la Société de sauvetage, division Québec

Quand on regarde les rapports du coroner, on demande aux familles de la victime. On nous dit qu'une fois sur deux, la personne savait nager, mais quand on pose la question : c'est quoi savoir nager, on réalise que la personne ne savait pas très bien comment se sortir de la situation.

Le sondage Léger a été réalisé du 24 au 28 mai auprès de 1002 Québécois. Il a été commandé par la Société de sauvetage et la compagnie d’assurance Allstate.

Des données de Statistique Canada ont été utilisées pour pondérer les résultats afin de représenter la population en entier dans l’étude. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait donc une marge d’erreur de ±3,08 %, 19 fois sur 20, précise-t-on dans un communiqué.

La Société de sauvetage compte aussi profiter de la Semaine nationale de la prévention de la noyade, qui a lieu du 21 au 27 juillet, pour poursuivre sa sensibilisation.

Conseils de sécurité aquatique

  • Désignez clairement un surveillant responsable;
  • Évitez les distractions lorsque vous assurez la surveillance;
  • Assurez-vous que l’étendue d’eau est inaccessible lorsqu’elle n’est pas utilisée;
  • Portez un dispositif de flottaison;
  • Ne nagez jamais seul;
  • Apprenez à nager.

Québec

Noyade