•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le marché By est maintenant l'épicentre des locations sur Airbnb, selon des hôteliers

Des passants marchent le long des commerces du marché By.

Il y a plus de 1100 logements à louer pour une courte durée dans le secteur du marché By et de la Basse-Ville, d'après les chiffres avancés par les hôteliers de la région.

Photo : Radio-Canada / Kate Porter

Radio-Canada

C'est désormais dans les environs du marché By que l'on recense le nombre de locations à court terme le plus élevé par habitant au pays sur la plateforme Airbnb, selon les estimations de l'Association des hôtels d'Ottawa-Gatineau (AHOG), dévoilées mercredi.

Il y a plus de 1100 logements à louer pour une courte durée dans le secteur, d'après les chiffres avancés par l'AHOG. Le nombre de logements à courte durée dans le marché By et la Basse-Ville a augmenté rapidement, explique le président du regroupement, Steve Ball.

Ça s'est commercialisé, les propriétaires ne louent pas leur résidence principale, ils font des investissements locatifs à court terme , affirme-t-il. Ça dépasse même, de façon relative, le [secteur riverain] Waterfront, à Toronto, qui était précédemment considéré comme étant l'épicentre d'Airbnb.

Selon M. Ball, ce phénomène a des conséquences sur le nombre de logements résidentiels offerts et sur l'augmentation des prix des loyers. Le nombre élevé de logements locatifs à court terme représente aussi des enjeux de nuisance publique et cause des problèmes en matière de sécurité, dit-il.

Des coûts pour la Ville et des conséquences sur le logement abordable

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier, qui comprend le marché By, juge lui aussi que l'omniprésence des locations à court terme sur Airbnb a des effets négatifs, notamment en matière de coûts pour la Municipalité, le logement et la sécurité.

C'est coûteux à la Ville quand on pense aux déchets, au bruit. Les gens [qui louent et viennent dans le quartier] font des fêtes et ils n'ont pas nécessairement un respect pour le voisin. Ces plateformes ne se sont pas bien "auto-légiférées", [...] c'est rendu commercial et vraiment une plateforme de revenus, décrit M. Fleury.

De plus, le taux de logements locatifs disponibles est passé sous la barre des 1 %, alors que la Ville d'Ottawa cible un taux inoccupation de 3 %, souligne-t-il.

Ce qu'on observe c'est qu'on est sous la barre des 1 %, ce qui est très inquiétant au niveau du logement disponible et au niveau du logement abordable.

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

M. Fleury constate aussi que l'augmentation des locations à court terme défavorise la cohésion communautaire. On souhaite bâtir des communautés fortes, des communautés engagées, des communautés qui ont une voix, rappelle le conseiller.

Évidemment, ce n'est peut-être pas directement relié, mais c'est indirectement relié, ajoute-t-il au sujet de la hausse de la criminalité dans ce secteur du centre-ville.

Des hôteliers interpellent le fédéral

À l’aube de la campagne électorale, l'AHOG, l'Association des hôtels du Canada (AHC) et l'Association hôtellerie Québec (AHQ) enjoignent les partis et les candidats fédéraux à revoir des règlements que le regroupement juge désuets.

Le processus de consultations publiques de la Ville d'Ottawa concernant l'Étude sur les logements locatifs se poursuit. Les dates des séances de consultation seront annoncées en septembre 2019.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Tourisme