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Le service de police de Winnipeg est débordé, selon son chef

Gros plan du visage de Danny Smyth.

Le chef de la police de Winnipeg, Danny Smyth, a remercié les agents pour leur travail acharné et a reconnu que le public était de plus en plus insatisfait. (archives)

Photo : Radio-Canada / Lyzaville Sale

Radio-Canada

Dans une note de remerciement envoyée mardi à ses employés, le chef de la police de Winnipeg, Danny Smyth, reconnaît que les policiers municipaux sont débordés. Il note que les preuves récoltées dans les dossiers moins urgents, comme les cas d'entrée par effraction, sont traitées au ralenti, ce qui empêche les agents de procéder à l'arrestation de suspects.

M. Smyth se dit « fatigué et insatisfait » devant ce qu’il décrit comme des demandes écrasantes envers des agents qui luttent pour faire face à un nombre inhabituel d’enquêtes liées aux homicides, à une flambée des crimes violents et aux exigences quotidiennes de la crise résultant des surdoses de méthamphétamines et d'opioïdes.

«  L'équipe médicolégale est surmenée, explique-t-il. Ses membres viennent travailler durant leurs jours de congé pour aider à la résolution des crimes graves. »

Cette surcharge à un impact direct sur les enquêtes criminelles de moindre importance. « Les suspects d'entrée par effraction ou de vol sont arrêtés avant que les preuves accumulées par notre personnel sur les scènes de crime n'aient été examinées », dit-il.

M. Smyth a remercié les agents pour leur travail acharné et a reconnu que le public était de plus en plus insatisfait.

Il a également accusé les élus d’avoir omis de prendre des mesures rapides pour faire face à la crise des dépendances. « Il est difficile de dire pour le moment si un membre du gouvernement est déterminé à prendre les mesures nécessaires pour aider notre communauté à se rétablir, » a-t-il déclaré à ses membres.

Le syndicat de la police de Winnipeg pense que son chef détourne la conversation. Le président de la Winnipeg Police Association, Maurice Sabourin, dit que le crime n’est pas un problème de santé.

« Ces personnes sont en train de commettre des crimes, et c’est un problème de crime », a dit M. Sabourin lors d’un entretien. « Je pense que c’est une façon [M. Smyth] de répondre au fait que nous n’avons pas été en mesure de répondre aux appels de service ou de réduire le taux de criminalité. »

Danny Smyth a dit dans une déclaration qu’il commentera les propos du syndicat lundi, lorsque la police publiera ses statistiques sur la criminalité pour 2018.

Avec les informations de Bartley Kives

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