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Deux chercheurs de l'UQAT veulent éclairer le ministère de l'Environnement

Une femme et un homme accordent une entrevue dans nos studios.

Nicole Fenton et Osvaldo Valeria

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Piel Côté

Deux chercheurs de l'UQAT compilent des milliers de données afin d'établir une carte des milieux humides de la région. Leur objectif est de permettre aux acteurs politiques de prendre les bonnes décisions en lien avec les éventuels changements qui surviendront dans la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques.

La nouvelle loi occasionne souvent des délais ou des coûts supplémentaires, ce qui a un impact sur le développement économique.

Les deux chercheurs Osvaldo Valeria et Nicole Fenton cherchent toutefois à savoir de quoi sont véritablement formés les milieux humides de la région.

Il existe des tourbières, des marais, des marécages, énumère Mme Fenton.

La carte qu'ils produiront pour le ministère de l'Environnement cet automne comprendra 80 couches d'informations de nature hydrique, végétale et topographique, notamment. Les données proviennent des satellites et des avions qui ont scanné le territoire.

Ces renseignements seront compilés pour chaque cinq mètres carré. Ça permettra aux décideurs politiques d'avoir l'heure juste, souligne Osvaldo Valeria.

On va mettre les vraies données sur la table avec les détails les plus précis possible et au meilleur de nos connaissances. Ça va permettre de mieux délimiter où l'on peut faire du développement et où les compensations doivent être plus importantes et où elles doivent moins l'être, souligne-t-il.

Classifier les milieux humides

L'outil servira à classifier les milieux humides par ordre d'importance. Les milieux humides ne sont pas tous égaux, certains sont déjà altérés et d'autres types sont très présents dans la région, mentionne cependant Nicole Fenton, écologue des plantes de formation.

Certains milieux humides plus rares ou plus utiles pour l'écosystème pourront être davantage protégés alors que d'autres, qui sont plus présents sur le territoire, pourraient être sacrifiés, mentionne aussi Mme Fenton.

Elle rappelle que l'Abitibi-Témiscamingue est chanceuse de compter sur autant de milieux humides. L'objectif avec le projet est de trouver une façon de balancer le développement et la conservation des milieux humides qui fournissent des services à toute la population et que nous ne sommes pas tous nécessairement conscients.

Leur projet sera également exportable à d'autres régions. On veut caractériser le territoire, mais on ne veut pas parachuter une classification universelle, ajoute Nicole Fenton.

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Abitibi–Témiscamingue

Environnement