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Des Autochtones vivent une « détresse psychologique » après un feu de forêt

Des arbres avec beaucoup de fumée, en raison d'un feu de forêt.

Plus de 2000 des 3800 habitants de Pikangikum ont été évacués à cause des feux de forêt.

Photo :  Facebook / Priscilla King

Radio-Canada

Alors que les Premières Nations de Pikangikum évacuées commencent à rentrer chez elles, le professeur titulaire et directeur de l'école d'étude autochtone à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Hugo Asselin évoque la « détresse psychologique » que les communautés autochtones peuvent ressentir devant la perte de leur territoire due à un feu de forêt.

Le lien particulier des Premières Nations avec la forêt pourrait les rendre plus sujettes à certains traumatismes psychologiques, explique le professeur Asselin.

Quand on pense aux feux de forêt, on pense tout de suite aux dégâts matériels, aux bâtiments qui brûlent, mais, pour les Autochtones, la forêt est une infrastructure, déclare le professeur.

Lorsque les Premières Nations voient des hectares de forêt partir en fumée, ce n’est pas qu’un loisir qu’elles perdent, précise-t-il. Il leur sera beaucoup plus difficile de pratiquer certaines de leurs activités de subsistance, telles la chasse, la cueillette, la plantation médicinale, voire même certaines activités spirituelles.

La forêt, c’est l’école, la forêt, c’est l’église, la forêt, c’est le garde-manger et la pharmacie, tout se passe sur le territoire. Ce lien est très très fort, poursuit Hugo Asselin.

Ils se retrouvent prisonniers d’un territoire qui n’est plus comme avant et avec lequel ils ne savent pas trop comment composer, déplore-t-il.

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