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Cafouillage sur l'A-13 : acquittement du conducteur accusé de refus de se faire remorquer

Deux hommes d'origine indienne en entrevue.

Palwinder Singh Johal, âgé de 57 ans, était accusé d'avoir refusé de faire remorquer son camion lors de la tempête de neige qui a causé le blocage de centaines d'automobilistes en mars 2017.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le palais de justice de Montréal a acquitté le camionneur accusé d’avoir refusé de faire remorquer son véhicule alors que 300 automobilistes étaient coincés sur l'autoroute 13 lors d’une tempête de neige dans la nuit du 14 au 15 mars 2017.

Selon le jugement rendu public lundi, le tribunal n’est pas convaincu, hors de tout doute raisonnable, que [le camionneur Palwinder Singh Johal, âgé de 57 ans,] a refusé d’être remorqué.

Le témoignage du remorqueur de l’entreprise Burnstall Conrad, qui détient un contrat d’exclusivité avec le ministère des Transports (MTQ) pour le tronçon de l’A-13 sud, est truffé d’« erreurs » et de « contradictions », selon le document du jugement. Ceci a miné la crédibilité du témoin, qui n’a pas réussi à convaincre la juge Suzanne Bousquet après un procès de quatre jours.

Un agent de la Sûreté du Québec, qui a également témoigné, a quant à lui affirmé que le conducteur n’a pas refusé d’être remorqué, acceptant de collaborer sans protester.

Le tribunal indique que des images captées par une caméra de surveillance montrent que c’est le deuxième occupant du camion, dont l’identité n’a pas été révélée, qui a refusé le remorquage et non pas le chauffeur.

Le remorqueur a décrit la personne qui a refusé ses services comme étant un « homme barbu d’origine indienne », mais n’a pas pu l’identifier lors d’une parade d’identification photographique qu’une enquêteuse de la Sûreté du Québec lui a montrée deux jours après le cafouillage sur l’autoroute.

Justice et faits divers