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La microculture du cannabis à des fins commerciales

Un producteur de cannabis artisanal à Hearst, dans le Nord de l'Ontario.

Joël Lacelle devant la serre et l'édifice pour le séchage et l'entreposage du cannabis, près de sa résidence.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Francis Bouchard

Une petite entreprise de Hearst devient une des premières au pays à obtenir une licence fédérale de microculture du cannabis à des fins commerciales.

Neuf mois après en avoir fait la demande, Hearst Organic Cannabis Products a obtenu sa licence de Santé Canada pour faire pousser du cannabis à petite échelle.

Nous sommes la deuxième licence micro donnée au Canada, affirme Joël Lacelle, copropriétaire de l’entreprise avec son partenaire Miguel Lachance.

Nous sommes extrêmement contents (en considérant) tout le travail qu’on a fait.

Joël Lacelle, coproriétaire, Hearst Organic Cannabis Products

Selon M. Lacelle, l’entreprise de Hearst a été devancée seulement par une autre en Colombie-Britannique.

L’été dernier, les partenaires avaient entrepris la construction d’une serre de production de 200 mètres carrés, soit le maximum alloué par le programme de microculture.

Ils ont aussi procédé à la rénovation d’un édifice pour le séchage et l’entreposage du cannabis.

Ils avaient soumis leur demande de licence à Santé Canada en octobre, dès qu'ils en ont eu le droit, à la suite de la légalisation du cannabis à des fins récréatives.

Depuis, ils ont dû se conformer à toutes sortes d’exigences de Santé Canada.

Ce n'était pas facile. On a travaillé très fort pour avoir notre licence, affirme Joël Lacelle.

L’entreprise pourra faire pousser du cannabis à l’année grâce à un système de chauffage dans la serre.

Un homme devant un garage.

En raison de règlements imposés par Santé Canada, il est pour le moment interdit de prendre des photos à l'intérieur des installations de l'entreprise de microculture de cannabis.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Le cannabis séché sera vendu à des grossistes et destiné au marché du cannabis à des fins récréatives.

Les propriétaires ont déjà conclu une entente avec une entreprise de la Colombie-Britannique et reçoivent des appels d’autres clients potentiels depuis l’obtention de leur licence.

En termes de qualité, je pense qu’on va être capable de sortir un meilleur produit dans les plus petites serres, affirme Joël Lacelle. Celui-ci souligne l’intérêt des consommateurs pour de tels produits.

Joël Lacelle estime que son entreprise pourrait produire 600 kilogrammes de cannabis séché annuellement.

Pour le moment, l’entreprise crée du travail pour les deux partenaires et une des conjointes.

Les propriétaires envisagent une expansion possible dans le futur, ce qui nécessitera un changement à la licence.

Si l’expansion se concrétise, ils pourraient embaucher du personnel.

Nord de l'Ontario

Cannabis