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Les familles mobilisées pour dénoncer les conditions de travail des infirmières

Un groupe d'infirmières devant le CHUS-Fleurimont.

Des professionnelles en santé et leurs proches dénoncent les conséquences des heures supplémentaires obligatoires sur leur vie de famille.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada

Des professionnelles en soins de santé du CIUSSS de l’Estrie-CHUS dénoncent à nouveau les heures supplémentaires obligatoires et les retards de mise en place de solutions. En compagnie de leurs conjoints et de leurs enfants, elles témoignent aujourd’hui des conséquences sur leur vie de famille.

On n’en peut plus. On demande à l’employeur d’agir maintenant, lance la présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ-SPSCE), Sophie Séguin. Bien que l’administration du CIUSSS de l’Estrie-CHUS modifie ses façons de faire quant au recours aux heures obligatoires supplémentaires, les employés trouvent que ces changements se font trop lentement. Elles sont encore nombreuses à devoir faire des gardes supplémentaires ou encore à travailler 16 heures consécutives hebdomadairement.

Regroupées devant le CHUS-Fleurimont, de nombreuses infirmières, accompagnées de leurs proches, dénonçaient les conséquences négatives qu’ont ces heures supplémentaires sur leur vie personnelle.

Mylène Gagné, infirmière, déplore les trop nombreuses heures passées à l'hôpital plutôt qu’à la maison avec ses enfants : On est fatigués, on est moins patients. On s’ennuie de nos enfants. La vie familiale est un peu difficile parfois. Sa fille, Alice, accompagnait sa mère pour témoigner des répercussions de son absence au quotidien.

Portrait de la fillette Alice Côté.

Alice Côté se désole que sa mère, infirmière, ne soit pas souvent à la maison.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Une réalité difficile à vivre pour les enfants, mais aussi pour les conjoints qui doivent compenser à la maison. C’est très lourd. [...] Dans une famille, c’est beaucoup les mamans qui gèrent la famille, c’est beaucoup les mamans qui portent un poids. Elles portent un poids ici à l'hôpital, elles portent un poids à la maison. [...] En tant que conjoint, je suis un peu tanné de voir qu’il n’y a pas grand-chose qui bouge, témoigne Jean-Philippe Babeu, conjoint d’une infirmière clinicienne.

Voyant à quel point le travail devient pénible à conjuguer avec la vie familiale, certaines infirmières sans enfants songent même à quitter la profession. C’est le cas de Caroline Fillion qui travaille au CHUS depuis deux ans : C’est sûr que dans quelques années je ne serai plus infirmière, parce que ce n’est pas vivable ces conditions-là avec des enfants.

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