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L'ex-chef pompier de Caraquet plaide coupable d'une infraction à la sécurité

Marc Landry, ex-chef de brigade des pompiers de Caraquet/Bas-Caraquet.

Photo : Radio-Canada / René Landry

René Landry

L'ancien chef du service d'incendie de la Ville de Caraquet, Marc Landry, a reconnu, jeudi matin, en Cour provinciale, avoir omis de porter l'équipement de protection requis lors de l'incendie de l'église de Bas-Caraquet, en juin 2018.

Des pompiers étaient entrés dans l'église sans cet équipement.

L'accusation avait été portée en vertu de la Loi sur l'hygiène et la sécurité au travail du Nouveau-Brunswick. Une deuxième accusation, celle d'avoir omis de fournir la supervision nécessaire aux membres de son équipe, a été retirée d'un commun accord entre la défense et la poursuite.

Une amende de 2000 $ a été imposée à Marc Landry.

Ce dernier a semblé minimiser l'affaire à sa sortie du palais de justice. C’est comme si je me promenais avec mon char pas de ceinture, la police me voit, donne une [amende], c’est ça que c’est… Il n’y a rien de plus à dire là-dessus.

Des flammes sortent de l'église embrasée.

Les accusations étaient liées à l'incendie de l'église de Bas-Caraquet.

Photo : Facebook/Yvon Cormier

Après l'incendie, un ex-pompier et consultant en combat d'incendies au Québec, Robert Henley, avait critiqué le travail des pompiers sur les ondes de Radio-Canada Acadie. Il s'était dit dérangé par une vidéo qui circulait sur Facebook.

Les pompiers au travail s'affairent à monter sur le toit de l'église.

Les pompiers ont notamment dû intervenir sur le toit de l'église.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Les pompiers à l'extérieur tirent le boyau et entrent à l'intérieur de l'église enfumée, avait-il expliqué. Demander à des pompiers d'aller à l'intérieur combattre un incendie où il y a de la fumée sans appareil respiratoire, c'est d'une négligence. C'est complètement irresponsable! On est en train de dire à des pompiers : "Entrez à l'intérieur, allez exposer votre santé, allez vous intoxiquer". Ce petit bout de vidéo est dramatique. On aurait besoin d'une méchante mise à jour de l'autorité en ce moment, une révision en profondeur de toute l'organisation de ce service-là.

Marc Landry a remis sa démission au conseil municipal de Caraquet le 28 mai dernier. Je me suis dit qu'avec 31 ans de service comme pompier, dont 21 ans en tant que chef, c'était le temps que je laisse ma place à un autre, avait-il alors expliqué.

À la suite d'une enquête de Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick, les accusations ont été déposées contre Marc Landry le 4 juin dernier, soit 7 jours après la démission de celui-ci.

Un enquêteur de Travail sécuritaire NB était présent au palais de justice de Caraquet vendredi matin. Il a déclaré que la peine imposée envoyait un message clair.

C’est important en tant que chef, en tant que leader, de donner le bon exemple, on ne peut pas avoir un pompier qui entre dans un établissement en feu [...] sans équipement de protection. C’est probablement une pratique qui est plus courante qu’on veut l’admettre; dans ce cas-ci, il y avait une vidéo qui montrait clairement les faits, donc ç’a peut-être facilité l’enquête.

La cause de Marc Landry était la première du genre au Nouveau-Brunswick.

Invitée à commenter, la Ville de Caraquet est demeurée laconique : Aucun commentaire ne sera émis à ce sujet.

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