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Un syndicat se dit victime d'un « coup bas » du gouvernement dans le dossier Phénix

Magali Picard dans les studios de Radio-Canada.

Magali Picard, vice-présidente nationale exécutive de l'Alliance de la fonction publique du Canada (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) affirme être victime d'un « coup » bas de la part du gouvernement fédéral dans le dossier Phénix, après l'envoi par le Conseil du Trésor aux ministères fédéraux d'un modèle de courriel à transmettre à leurs employés.

Ce message rappelle aux fonctionnaires que les membres de l'AFPC n'ont pas droit pour l'instant aux dédommagements accordés aux autres syndicats, puisque l'Alliance n'a pas signé l'entente.

La première phase de la mise en œuvre consiste à accorder des congés annuels supplémentaires aux employés actuels, souligne le Conseil du Trésor dans son message.

Les employés admissibles pourraient recevoir jusqu'à cinq jours de congé en compensation pour les manquements du système de paye Phénix, qui leur donne des maux de tête depuis sa mise en oeuvre en 2016.

Or, il s'agit d'une offre insuffisante selon la vice-présidente nationale exécutive de l'AFPC, Magali Picard. C’est extrêmement insultant. Il faut se mettre dans la peau d’un travailleur qui ne sait jamais d’une semaine à l’autre s’il va avoir son salaire ou pas. 80 % des gens qu’on représente subissent des problèmes de paye, juge-t-elle.

C'est une offre tout à fait inéquitable. [...] C’est inacceptable.

Magali Picard, vice-présidente de l'AFPC

Si moi je suis un travailleur qui gagne 45 000 $ par année, on m'offre l'équivalent de cinq jours de vacances. [...] Mon collègue peut gagner 90 000 $ par année et lui, s'il décide de se faire payer ses vacances, on comprend qu'il va être payé le double, illustre-t-elle. C'est complètement inéquitable.

Mme Picard soutient que ses membres rejettent massivement cette entente. Elle refuse de dévoiler ce qui serait une offre satisfaisante pour son syndicat, pour pouvoir garder la main dans les négociations.

La vice-présidente assure que l'AFPC et ses membres sont plus mobilisés que jamais. Son syndicat veut bloquer la route aux libéraux et aux conservateurs en vue des prochaines élections fédérales. Le syndicat n'entend toutefois pas appuyer officiellement le Nouveau Parti démocratique (NPD) pour l'instant.

Les gens ont le droit d’être dédommagés à la hauteur de l’impact qu’ils vivent depuis autant d’années.

Magali Picard, vice-présidente de l'AFPC

De son côté, le Conseil du Trésor se dit déçu que l'AFPC ait rejeté une offre qu'il qualifie de « raisonnable » concernant les dommages-intérêts de Phénix, mais il dit être déterminé à négocier de bonne foi pour parvenir à un accord équitable.

Avec les informations de Guillaume Dumont

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