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Deux propriétaires de pitbulls de Clark's Harbour craignent de perdre leur chien

Mason Landry envisage de quitter Clark's Harbour s'il est forcé de se départir de son chien.

Mason Landry avec son chien, Gizmo, âgé d'un an.

Photo : Photo soumise par Mason Landry

Radio-Canada

Deux propriétaires de pitbulls de la communauté de Clark’s Harbour, en Nouvelle-Écosse, ont reçu des documents de la municipalité, lundi, les avisant que leur animal est considéré comme dangereux.

Depuis 2011, la municipalité interdit les chiens qu’elle qualifie de dangereux, comme des rottweilers et des pitbulls, mais les deux propriétaires disent qu’ils n’en savaient rien. Ils ont 72 heures pour trouver un foyer d’adoption pour leur animal, sans quoi il sera saisi, placé dans une fourrière et peut-être même euthanasié.

C’est de la discrimination. C’est comme une personne, pour moi, dit Mason Landry, un des deux propriétaires. Il possède un pitbull d’un an, nommé Gizmo, qu’il a adopté dans un refuge de Yarmouth.

Mason Landry souligne qu’il s’est établi à Clark’s Harbour récemment et ne connaissait pas l’existence du règlement. Il a fait passer des tests de tempérament à Gizmo avant de l’adopter et affirme que son chien est extrêmement amical.

Mason Landry envisage maintenant de vendre sa maison et de quitter la communauté. Il est hors de question que je me débarrasse de mon chien, dit-il.

Chiot de huit semaines

Jessica Lewis possède pour sa part un pitbull de huit semaines appelé Bronx. Elle dit que ses enfants adorent le chiot.

Bronx vit avec des amis de la famille en attendant que le problème soit réglé.

Jessica Lewis pose avec son pitbull de huit semaines, Bronx.

Photo : Photo soumise par Jessica Lewis

Mes deux filles de cinq et deux ans jouent constamment avec lui. Il ne les maltraite pas et n’est pas agressif. Il ne mâchouille même pas des souliers dans la maison, dit-elle.

Elle indique que Bronx vit chez des amis de la famille en attendant que le problème soit réglé. Jessica Lewis est particulièrement troublée par la possibilité que son chien soit euthanasié.

La municipalité n’a pas l’intention de changer ses règlements. Le maire Leigh Stoddart indique qu’il s’agit de la première fois que le règlement est appliqué. Ça rend la communauté plus sûre, dit-il.

Influence du maître

Pauline Cormier est spécialiste des comportements canins et agente de contrôle des animaux pour quelques communautés du sud-est du Nouveau-Brunswick. Elle n’aime pas les règlements visant des races ou des types de chiens spécifiques.

Jessica Lewis dit que ses enfants adorent le chien, qui est en retour extrêmement affectueux.

La fillette de Jessica Lewis, Aleah, joue avec Bronx.

Photo : Photo soumise par Jessica Lewis

Tout dépend généralement du maître, dit-elle. Tout chien est capable d’être agressif. S’ils sont placés dans les mauvaises mains, dans les mauvaises conditions, dans les mauvaises situations, indique-t-elle. Pour le chien, mordre, c’est une forme de communication. Il faut expliquer d’où la morsure vient et quelles sont les circonstances.

Elle estime que seulement 3 % des chiens naissent avec un tempérament agressif.

Avec des informations d'Anjuli Patil, de CBC, et de Marc Babin

Nouvelle-Écosse

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