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Six Nations dépose une demande d’injonction contre les manifestants de la première nation

On voit des tentes dont une traditionnelle autochtone devant un bâtiment du conseil de bande.

Le campement des manifestants devant les locaux du conseil de bande.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

Le conseil de bande des Six Nations de la Grand River, aux prises avec des manifestants qui bloquent l’accès à leurs bureaux depuis le 27 mai, a déposé une demande d’injonction vendredi afin de reprendre possession de leurs locaux.

Les manifestants ont été avertis de cette demande lundi, mais un juge décidera jeudi si l'injonction est accordée ou non.

Mercredi, des manifestants étaient toujours sur place et aucune arrestation n’avait été effectuée. 

Dans un communiqué de presse annonçant la demande d’injonction, le conseil de bande affirme avoir essayé plusieurs fois d’arriver à une résolution du conflit pacifique, sans succès.

Alors que la liberté d’expression est légale pour tous, il est illégal d’empêcher des gens d’accéder à un espace public, peut-on lire dans le document.

C’est bizarre pour nous, parce qu’on attendait une rencontre avec le conseil de bande avant de recevoir une injonction. On veut parler pour régler la situation avant tout, explique Mike Davis, un des manifestants et membres de la première nation.

Selon le communiqué, le conseil de bande aurait organisé deux rencontres avec le conseil traditionnel de chefs héréditaires des Six Nations, afin de discuter de la situation problématique et du futur de la communauté. 

Une pancarte sur laquelle est écrit "No new laws tax's no more lies" est installée devant un bâtiment.

Les bureaux du conseil de bande des Six Nation de la Grand River.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

M. Davis affirme que malgré leurs demandes, que les manifestants n’ont jamais été invités à la table de négociations. 

Quand la rencontre était censée avoir lieu, le conseil de bande l’a annulé, soutient ce dernier. 

Les manifestants protestent avant tout contre la nature même du conseil de bande qui selon eux représente une institution créée par le gouvernement canadien qui ne tient pas compte de leurs traités et droits ancestraux adéquatement.

Le conseil traditionnel de chefs héréditaires est l’entité gardienne des traités à Six Nations.

Le conseil de bande n’a pas répondu à notre demande d’entrevue. 

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Toronto

Autochtones