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La tordeuse du bourgeon de l’épinette est peu préoccupante au N.-B. cet été

La tordeuse des bourgeons de l'épinette à l'état de chenille près de Balmoral, au Nouveau-Brunswick.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette à l'état de chenille près de Balmoral, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Radio-Canada

Alors que l’épidémie de tordeuse du bourgeon de l’épinette bat toujours son plein au Québec, elle suscite peu d’inquiétude au Nouveau-Brunswick cette année.

L’insecte ravageur semble toujours être sur le point d’envahir le nord-est du Nouveau-Brunswick d’une année à l’autre puisqu’il est très présent de l’autre côté de la frontière, en Gaspésie.

Des nuées de papillons ont d’ailleurs été observées dans la région du Restigouche il y a trois ans. Elles apparaissaient clairement sur les images radar d’Environnement Canada.

Nuées de papillon de tordeuses captées par les radars d'Environnment Canada, le 20 juillet 2016.

Nuées de papillon de tordeuses captées par les radars d'Environnment Canada, le 20 juillet 2016.

Photo : Environnement Canada

Mais les efforts de scientifiques et de forestiers ont réussi à stopper sa progression, du moins cette année, explique Véronique Martel, chercheuse en écologie des insectes à Ressources naturelles Canada.

Cette année, on a vu une baisse assez importante des populations, surtout comparé à juste l’autre côté, au Québec, donc pour le moment, la situation semble assez sous contrôle, mais évidemment, on n’est pas à l’abri d’une montée de population, donc on continue de surveiller tout ça.

Véronique Martel, de Ressources naturelles Canada, en entrevue.

Il fait agir tôt, selon Véronique Martel, de Ressources naturelles Canada, pour enrayer la progression de la tordeuse.

Photo : Radio-Canada

Le ministère des Ressources naturelles a établi un projet de recherche dans le nord du Nouveau-Brunswick, la Stratégie d’intervention hâtive. Elle consiste à surveiller les populations de la tordeuse et à intervenir rapidement, lorsqu’elles sont décelées, mais demeurent faibles, pour les empêcher de prendre de l’ampleur.

L’élément clé là-dedans, c’est la détection, explique Mme Martel. Donc il faut aller en forêt, échantillonner les branches pour regarder si l’insecte est présent ou pas. Parce que quand on commence à voir de la défoliation ou de gros nuages de papillons, ça veut dire que les populations sont déjà extrêmement élevées et donc il y a une défoliation importante.

Si des populations préoccupantes de la tordeuse sont décelées, un programme d’arrosage sera mis en branle. De nos jours, des insecticides qui combattent spécifiquement la tordeuse, comme le Btk, une bactérie naturelle, sont utilisés.

La tordeuse du bourgeon de l’épinette est une espèce indigène dont les infestations se produisent tous les 30 à 40 ans. Elle est le cauchemar de l’industrie forestière puisque la chenille se nourrit des épines des épinettes et sapins, ainsi que de leurs bourgeons, ce qui enlève toute valeur commerciale aux arbres.

C’est à cause des pertes financières importantes qu’elles occasionnent à l’industrie que les gouvernements s’y attaquent avec énergie, même si les infestations peuvent être considérées comme une forme de régénération naturelle des forêts.

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